12 juillet 2006
La Suisse choisit l'Union à la carte
Les deux ministres auteurs du rapport, Joseph Deiss et Micheline Calmy-Rey, expliquent leur choix dans le quotidien suisse 24 heures. "Les Suisses se concentraient beaucoup sur les questions institutionnelles. On se livrait à des guerres de religion, en se demandant s'il fallait adhérer à l'UE. Désormais, il nous faut un débat dépassionné et factuel". Selon les deux ministres, les priorités de la politique européenne suisse se déroulent en trois étapes : "Mettre en œuvre les accords conclus à ce jour, créer de nouveaux accords 'si cela semble opportun et possible' et contribuer à la réduction des disparités économiques et sociales en Europe."
Selon 24 heures, la nouvelle attitude du pays consiste à se concentrer sur la meilleure manière de défendre ses intérêts. Pour L'Hebdo, cette nouvelle ligne de conduite dissimulerait en fait un désir caché. "Le Conseil fédéral veut croire qu'en réduisant le mariage avec l'UE au rang de simple instrument parmi d'autres de sa politique étrangère, il va 'désacraliser' l'option de l'adhésion et la rendre, par miracle, plus désirable aux yeux des Suisses". Mais, selon l'hebdomadaire de Lausanne, "ce pari masque mal un tragique manque de courage et de vision".
C'est également l'opinion de Diana Wallis, députée européenne libérale britannique et déléguée aux relations du Parlement européen avec la Suisse, l'Islande et la Norvège. Dans 24 heures, elle se dit très déçue par ce rapport, qui offre peu de perspectives d'avenir. "Le rapport contient des propositions 'invraisemblables'. La Suisse propose, par exemple, un élargissement de l'AELE (Association européenne de libre-échange, qui pour l'heure réunit la Suisse, le Liechtenstein, la Norvège et l'Islande) aux pays actuellement 'sans perspectives d'adhésion'".
En plus d'être difficilement réalisable, des sources de 24 heures à Bruxelles expliquent au journal suisse que "cette proposition donne le sentiment que la Suisse veut jouer sur plusieurs tableaux". Le quotidien ajoute d'ailleurs que la Confédération helvétique "garde au chaud l'option de l'adhésion, renforce la voie bilatérale et, selon nombre d'élus, cherche à bâtir un pôle d'Etats autour de l'AELE dont elle prendrait le rôle de leader". Par ailleurs, le Parlement européen dit ne pas bien comprendre pourquoi la Suisse ne veut pas adhérer politiquement à l'UE alors que son intégration économique est déjà bien avancée.
Hier, lundi 10 juillet, Moritz Leuenberger (photo), président de la Confédération helvétique, a rencontré le président de la Commission européenne, José Manuel Durão Barroso. Le Temps rappelle que le président de la Commission européenne a violemment critiqué la fiscalité appliquée par certains cantons suisses aux entreprises étrangères et a expliqué qu'un résultat négatif au référendum qui pourrait se tenir en novembre prochain sur la loi concernant l'aide à l'Est serait "un très mauvais signal". En effet, Berne s'est engagé à verser 1 milliard de francs suisses (environ 640 millions d'euros) pour aider au développement des membres de l'UE entrés en 2004. Mais la Suisse traîne aujourd'hui les pieds pour payer et elle a soumis son versement à référendum. Les premiers sondages indiquent que pour l'instant sa population est contre cette aide.
Le débat sur l'avenir entre l'Union européenne et la Confédération suisse se trouve donc dans une phase plutôt perturbée. Selon Le Temps, c'est le signe que "la relation Suisse-Union pâtit d'un certain manque de suivi au niveau politique". Des parlementaires helvétiques vont faire le voyage à Bruxelles cette semaine afin de rencontrer des élus du Parlement européen pour une concertation sur "Europe 2006". L'occasion peut-être de discuter de manière plus apaisée.
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11 juillet 2006
L'abandon des négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE aurait des conséquences "inimaginables", selon Ankara
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13 juin 2006
La Turquie franchit une étape vers l'UE
Les négociations d'adhésion avec la Turquie ont démarré, hier, à Luxembourg, en présence du ministre turc des Affaires étrangères. L'obstacle chypriote a été levé.
21:50 Publié dans Adhésions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 mai 2006
L'indépendance du Monténégro, un casse-tête pour l'UE
par Yves Clarisse
BRUXELLES (Reuters) - Avec l'indépendance du Monténégro, dont elle ne voulait pas, l'Union européenne est confrontée à la perspective de voir adhérer un autre petit pays et au risque de donner des idées à certaines de ses régions.
D'après des résultats officiels encore partiels, les électeurs du Monténégro ont voté pour que leur pays se détache des liens qui la reliaient à la Serbie à plus de 55%, seuil fixé par l'UE pour une reconnaissance du résultat.
L'Union européenne n'a donc pu que le reconnaître.
"L'UE respectera pleinement le résultat du référendum", a déclaré Javier Solana, le porte-parole de la diplomatie de l'Union européenne. "Il semble que le processus ait été ordonné et nous devons féliciter tout le monde pour cela".
La Commission européenne, qui avait dit par avance qu'elle prendrait acte du vote, a annoncé lundi qu'elle proposerait un mandat de négociation pour la conclusion d'un accord de stabilisation et d'association (ASA) avec Podgorica.
Dans le même temps, elle présentera une autre proposition pour modifier l'ASA en cours de négociation avec la Serbie pour tenir compte de la rupture avec le Monténégro.
Ces négociations sont pour l'instant suspendues parce que Belgrade n'est pas parvenu à capturer le criminel de guerre présumé Ratko Mladic, ex-chef militaire des Serbes de Bosnie.
PAS D'ENTHOUSIASME
"Cela semble étrange, mais à travers le résultat de ce référendum, les citoyens du Monténégro ont de facto proclamé l'indépendance de la Serbie", a ironisé dans un communiqué le député européen Jelko KACIN (Slovénie), président de la mission des observateurs de l'UE au Monténégro.
Ces réactions sont tout sauf enthousiastes, tant il est vrai que l'Union a beaucoup fait pour empêcher cette indépendance.
Ce sont les Européens qui se sont battus pour que le Monténégro, qui est peuplé de 700.000 personnes à peine, accepte de créer en 2003 une fédération très lâche avec la Serbie, une sorte de mini-Yougoslavie réduite à ses derniers membres.
Mais ils avaient dû accepter que la question soit soumise à référendum trois ans plus tard, ce qui est arrivé dimanche.
Là encore, les règles imposées par l'Union, notamment le fait de devoir atteindre 55% des voix, un seuil étrange pour un groupe de pays qui prône la démocratie et l'égalité des voix, démontrait le peu d'appétit pour l'indépendance.
L'UE a d'ailleurs évité le pire: à quelques voix près, elle se trouvait empêtrée dans une situation inextricable si le résultat s'était situé entre 50 et 55% des voix.
Dans cette "zone grise", les Monténégrins auraient quand même quitté la fédération avec la Serbie et les Vingt-Cinq se seraient divisés entre partisans et adversaires de Podgorica.
Il y a plusieurs raisons à cette méfiance.
Cette dernière tient d'abord au Monténégro lui-même, un pays pauvre dont le tourisme est la seule richesse apparente: dans l'entourage de Solana, on ne cache pas son inquiétude sur le poids du crime organisé et ses liens avec le pouvoir.
L'Italie était particulièrement inquiète de voir accéder à l'indépendance ce pays situé à quelques encablures de ses côtes et qui a une tradition séculaire en matière de contrebande.
UN "DÉFI MAJEUR"
"L'accès à l'indépendance est un défi majeur du point de vue du Monténégro", a déclaré un porte-parole de la Commission selon lequel ce statut rime "avec responsabilité".
L'autre motif pour lequel le résultat ce référendum a un goût amer tient à ses conséquences pour les Balkans en général.
Alors que commencent les négociations sur le statut final du Kosovo, une province serbe peuplée à 90% d'albanophones, le précédent monténégrin donne des arguments en or aux Kosovars, qui ne veulent rien de moins que l'indépendance totale.
Dans quelques années, l'UE risque donc de devoir négocier l'adhésion de micro-Etats au nationalisme ombrageux alors que les "non" français et néerlandais à la Constitution européenne ont démontré que les Européens veulent freiner l'élargissement.
En outre, que dira-t-on aux autres minorités des Balkans, une mosaïque de peuples, qui revendiqueraient leur indépendance?
Cette question se pose aussi en interne aux Vingt-Cinq.
Si l'Espagne voyait d'un mauvais oeil un Monténégro indépendant, c'est parce qu'elle avait un oeil sur la Catalogne, où la revendication indépendantiste est de plus en plus forte.
L'exemple est également suivi avec attention en Flandre, où un tiers des citoyens votent pour un parti indépendantiste, le Vlaams Belang, tandis qu'un autre tiers porte son choix sur des confédéralistes peu soucieux de solidarité avec les Wallons.
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Les Chypriotes soutiennent la ligne dure de Tassos Papadopoulos
REUTERS | 21.05.06 | 21:23
NICOSIE (Reuters) - La formation du président Tassos Papadopoulos, très hostile à la Turquie, est sortie renforcée dimanche des élections législatives en République de Chypre.Les résultats définitifs du scrutin créditent le Parti démocratique de Papadopoulos de 17,91% des voix, soit trois points de plus qu'aux précédentes élections, en 2001, où il avait réuni 14,8% des suffrages.
Papadopoulos était le chef de file des opposants au plan de réunification chypriote préparé par l'Onu et repoussé par référendum par les Chypriotes grecs en 2004.
"Dès demain matin nous devrons faire face ensemble à ce qui constitue peut-être notre plus important défi et à lutter vers notre objectif, celui d'une solution pleinement fonctionnelle et viable (pour Chypre)", a-t-il dit après la proclamation des résultats.
A l'inverse, les partis qui avaient appelé à soutenir le plan Annan voient leur base électorale se réduire. Le Rassemblement démocratique (opposition) perd ainsi près de quatre points à 30,33% tandis que les communistes de l'Akel, qui gouvernent avec le Parti démocratique de Papadopoulos, reculent de 34,71 à 31,16%.
"C'est un référendum bis", avance James Ker-Lindsay, de la Kingston University de Londres. "Papadopoulos peut l'interpréter comme une relégitimation de sa politique et poursuivre sur sa ligne dure."
Un demi-million d'électeurs chypriotes grecs étaient appelés aux urnes pour renouveler les 56 membres de leur Chambre des représentants. Quelque 266 Chypriotes turcs étaient aussi habilités à le faire pour la première fois depuis la crise constitutionnelle de 1963.
JUSTIFICATION DE LA LIGNE PAPADOPOULOS
La République de Chypre est dotée d'un système présidentiel, mais ce scrutin n'en fait pas moins figure de test pour le président Papadopoulos, qui avait poussé la population à rejeter, par référendum, un plan de réunification de l'île proposé par l'Onu peu avant l'adhésion de la partie "grecque" à l'Union européenne en mai 2004.
Les trois mois de campagne électorale ont été consacrés à des débats sur le bien-fondé du plan de l'Onu, les autres dossiers étant relégués au second rang.
Divisée depuis l'invasion turque de 1974 en riposte au coup d'Etat militaire à Nicosie conçu par la junte des colonels, alors au pouvoir en Grèce, l'île de Chypre n'a pu depuis être réunifiée.
La question chypriote constitue un des principaux obstacles à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.
La Turquie, qui a engagé en octobre des négociations sur l'adhésion à l'UE, refuse notamment de se mettre en conformité avec l'accord d'union douanière par lequel elle est censée ouvrir ses ports et ses aéroports au trafic chypriote.
La République de Chypre, qu'Ankara refuse de reconnaître, a menacé de mettre son veto à la candidature de la Turquie si cette question n'est pas réglée.
Les Nations unies tentent pour leur part de relancer des discussions a minima entre les deux camps. Le succès de Papadopoulos va rendre la stratégie onusienne plus délicate, estiment des experts.
"C'est une justification de la politique de Papadopoulos, qui vise à dépasser le plan de l'Onu et à obtenir un maximum de concessions de la Turquie sur la voie de son adhésion à l'UE", analyse Hubert Faustmann, de l'Intercollege.
L'élection parlementaire ne devrait pas modifier le paysage politique de la République de Chypre. Mais le scrutin prépare le terrain pour l'élection présidentielle de 2008.
Papadopoulos reste pour l'instant évasif au sujet d'une nouvelle candidature présidentielle.
10:22 Publié dans Adhésions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe
17 mai 2006
Bucarest et Sofia en attente
Libération, par Jean QUATREMER
La Commission joue avec les nerfs de Bucarest et Sofia. Hier, devant un hémicycle quasiment désert, José Manuel Barroso, le président de l'exécutif européen, a annoncé aux eurodéputés que la Roumanie et la Bulgarie devront encore attendre jusqu'en octobre «au plus tard» pour savoir si elles adhéreront à l'Union le 1er janvier 2007, comme prévu, ou si l'une ou l'autre voire les deux devront encore patienter un an. Bruxelles entend ainsi maintenir la pression jusqu'au bout, afin que ces pays poursuivent des réformes internes, notamment en matière judiciaire (lire page suivante), qui ont tendance à marquer le pas.
Les traités d'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie ont été signés en avril 2005 et déjà ratifiés par 13 des 25 Etats membres (1). Il ne reste donc plus à trancher que leur date d'entrée effective. Car, à la fin des négociations, les deux pays n'ayant pas suffisamment enrayé la corruption et la criminalité organisée, une clause de «sauvegarde générale» a été prévue. Elle permet à la Commission de recommander le report d'un an de l'élargissement, s'il «existe un risque sérieux que l'un de ces Etats ne soit manifestement pas prêt, d'ici à la date d'adhésion du 1er janvier 2007, à satisfaire aux exigences dans un certain nombre de domaines importants». Dans le cas de la Bulgarie, une décision unanime des Vingt-Cinq sera nécessaire. Pour la Roumanie, un vote à la majorité qualifiée suffira. Cette différence de traitement se justifiait à l'époque par le retard pris par Bucarest dans ses réformes internes.
Mais la Roumanie a accéléré le rythme dans la lutte contre la corruption et la criminalité organisée, même s'il lui reste des progrès à accomplir en matière de sécurité alimentaire ou de pollution industrielle. Aujourd'hui, c'est Sofia qui pose plus de problèmes. «Dès la fin des négociations d'adhésion, les réformes ont cessé en Bulgarie. Elles n'ont repris qu'après les élections de juin 2005, et encore, lentement», souligne une porte-parole de la Commission. Son appareil judiciaire doit être réformé en profondeur pour lui permettre de s'attaquer à la «corruption de haut niveau» et au crime organisé, a souligné hier Barroso. «Aucun mafieux ou corrompu n'est jamais condamné dans ce pays», soupire un fonctionnaire européen.
Cela étant, il est douteux que la Commission recommande dans cinq mois le report de l'adhésion, tant la sanction apparaîtrait disproportionnée. Après tout, les huit pays d'Europe centrale et orientale qui ont adhéré le 1er mai 2004 étaient, eux aussi, très loin d'être tous prêts, comme l'a reconnu à l'époque la Commission. D'autant que l'Union européenne n'est pas sans garde-fous : elle pourra encore activer toute une série de clauses de sauvegarde spécifiques si elle souhaite exclure l'un ou l'autre des nouveaux entrants du bénéfice de telle ou telle politique communautaire.
(1) En République tchèque, Estonie, Grèce, Espagne, Italie, Chypre, Hongrie, Malte, Slovénie, Lettonie, Royaume-Uni, Portugal et Lituanie, les Parlements nationaux ont donné leur feu vert. Le Parlement européen l'a lui aussi donné.
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16 mai 2006
Sofia et Bucarest adhéreront sous conditions à l'UE en 2007
BRUXELLES (Reuters) - La Commission européenne dira mardi à la Roumanie et à la Bulgarie qu'elles adhéreront bien à l'UE à la date prévue du 1er janvier 2007 si leurs gouvernements démontrent leur détermination à lutter contre la corruption. L'exécutif européen a le choix entre donner son feu vert, retarder l'adhésion au premier janvier 2008 - possibilité prévue par les dirigeants européens - ou reporter son verdict décision en le liant à la mise en oeuvre de réformes, hypothèse qui, selon des sources de la Commission, est la plus probable.
"Nous ne voulons pas donner l'impression que ces pays ne sont pas prêts à adhérer, parce que ce serait désastreux pour le soutien de l'opinion publique à l'élargissement", a déclaré un responsable de la Commission, qui présentera son rapport sur l'état de préparation des deux pays aux réformes.
La décision finale sera prise par les dirigeants européens, mais la balance penche clairement en faveur de 2007.
"La République tchèque dit définitivement que nous sommes prêts à accueillir la Bulgarie et la Roumanie au tout début de 2007", a expliqué le ministre tchèque des Affaires étrangères, Cyril Svoboda, en marge d'une réunion avec ses homologues.
Même s'il y a une volonté à Bruxelles de manifester de la mauvaise humeur et de montrer après les "non" français et néerlandais à la Constitution que l'élargissement est un processus maîtrisé, le résultat final ne fait guère de doutes.
Le projet de rapport laisse la question de la date en blanc jusqu'à sa publication mardi mais menace de ne pas verser le versement des subventions à ces deux pays après leur adhésion s'ils persistent à ne pas mettre certaines réformes en oeuvre.
Le rapport souligne que Sofia et Bucarest n'ont pas mis sur pied les agences chargées de la redistribution des subventions agricoles et note que la Bulgarie n'est pas prête à gérer les fonds régionaux, les deux postes les plus importants du budget.
PROGRÈS RÉALISÉS
"S'il n'y est pas remédié, la Commission prendra des mesures pour (...) refuser les versements en faveur de la Bulgarie et de la Roumanie", peut-on lire dans ce texte.
Mais des progrès ont été effectués: depuis le dernier rapport, en octobre 2005, les points noirs sont passés de 14 à quatre pour la Roumanie et de 16 à six pour la Bulgarie.
En outre, ils sont d'inégale importance.
L'un de ces points noirs concerne les lacunes de l'informatisation du système roumain de collecte des impôts, alors que la Bulgarie se voit reprocher un manque de zèle dans la lutte contre le crime organisé et la corruption.
"Les inculpations, les poursuites, les jugements, les procès, les condamnations et les sanctions dissuasives restent rares dans la lutte contre la corruption de haut niveau", souligne le projet de rapport transmis aux commissaires.
Sofia a tenté mercredi de montrer que cette lutte était en cours en suspendant un haut fonctionnaire accusé de corruption au détriment du budget agricole du pays.
La Commission reportera donc de quelques mois son évaluation finale, qui devait initialement être faite le 16 mai, pour donner du temps à la Roumanie et à la Bulgarie de prendre les mesures pour ne pas rater l'échéance de 2007.
Même si ces pays adhèrent à l'UE, les traités prévoient la possibilité de mettre en place des mesures de sauvegarde en cas de perturbation ou de danger pour les autres pays de l'UE.
Le Premier ministre bulgare Sergei Stanishev a averti l'Union que tout retard dans l'adhésion nourrirait les sentiments anti-européens dans son pays.
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05 avril 2006
Belgrade reprend mercredi ses discussions avec l'Union européenne
Les négociations entre la Serbie et l'Union européenne (UE) reprennent mercredi à Belgrade après des assurances des autorités serbes que l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, sera prochainement arrêté et extradé à La Haye.
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