<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>Oui à l'Europe et à une Constitution - analyses</title> <description>Promotion de l'Europe en France et lutte contre le populisme et la démagogie</description> <link>http://ouialeurope.blogspirit.com/analyses/</link> <lastBuildDate>Wed, 20 Aug 2008 20:29:00 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://ouialeurope.blogspirit.com/archive/2006/04/21/jeter-l-argent-par-les-fenetres-russes.html</guid> <title>Jeter l'argent par les fenêtres russes</title> <link>http://ouialeurope.blogspirit.com/archive/2006/04/21/jeter-l-argent-par-les-fenetres-russes.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Nicolas)</author>   <category>Analyses</category>   <pubDate>Fri, 21 Apr 2006 19:05:00 +0200</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;signature&quot;&gt;Sabine Verhest&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span class=&quot;texteintro&quot;&gt;La Cour des comptes stigmatise le gaspillage de fonds européens.&lt;br /&gt; Elle pointe du doigt le manque de dialogue entre Européens et Russes.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;span class=&quot;textea&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://ouialeurope.blogspirit.com/images/medium_pict_85425.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; alt=&quot;medium_pict_85425.jpg&quot; src=&quot;http://ouialeurope.blogspirit.com/images/medium_pict_85425.2.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Comment jeter l'argent européen par les fenêtres russes? En payant du matériel inutilisé, en fixant des objectifs irréalistes, en manquant de coordination ou en arrêtant des projets. En 15 ans, Moscou a reçu quelque 40 pc - soit 200 millions d'euros annuels - des 7 milliards d'assistance technique à la Communauté des Etats indépendants (Tacis). Résultats: «Ces fonds ont été utilisés de manière très peu efficace», a asséné jeudi à Bruxelles l'auditeur européen Jacek Uczkiewicz. «Notre évaluation est négative.» De fraude, malversation ou détournement d'argent, il n'en est toutefois pas question à ses yeux; la Cour des comptes européenne préfère parler de «manque de discipline et de rigueur».&lt;/span&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Pour quoi faire?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Concrètement, la gabegie ou l'impéritie a de quoi consterner, quand un projet a pour objectif d'harmoniser les normes routières légales entre l'Union et la Fédération de Russie alors que la première n'a précisément pas de règles communes. Ou quand la gestion d'une petite route du fin fond russe est censée&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;«faciliter les échanges commerciaux» euro-russes. Quand du matériel ne peut être utilisé parce que la connexion Internet nécessaire n'est pas disponible. Ou encore quand des appareils de gym destinés à des enfants ne sont pas adaptés et se voient réorientés vers une école militaire. Quand un projet de lutte contre le blanchiment d'argent se perd dans les méandres de la bureaucratie ou quand «certains équipements ont été vendus par le bénéficiaire parce qu'il ne savait pas quel usage en faire».&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La Cour des comptes a fondé son appréciation sur l'analyse de 29 projets mis en oeuvre en 2002 et 2003 pour un montant total de 56 millions d'euros. Neuf contrats ont atteint leurs objectifs, dont cinq ont été jugés «durables». Parmi les lacunes relevées par la Cour des comptes, l'imprécision des objectifs, le manque d'évaluation des projets et de dialogue entre la Commission européenne et les autorités russes. «En conséquence, dans certains cas, les bénéficiaires ont accepté une assistance qu'ils ne souhaitaient pas», indique la Cour des comptes. «Dans certains cas», justifie la Commission, «les projets n'ont pas pu produire pleinement leurs effets en raison de la diversité des intérêts au sein de la société russe». «Il n'est pas aisé d'engager un dialogue soutenu avec la vaste bureaucratie russe sur la stratégie à suivre pour la future coopération financière», ajoute l'Exécutif européen, par ailleurs conscient des «déficiences» observées.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Pleine transparence&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pour améliorer les choses avant la mise en place du nouvel «instrument de voisinage et de partenariat» qui régira l'aide européenne à la Russie à partir de 2007, les auditeurs conseillent à la Commission de ne financer des projets que s'ils obéissent à des objectifs clairs et librement consentis, d'évaluer de façon réaliste leur potentiel de durabilité et d'analyser leurs résultats en fin de parcours. De là à offrir la pleine transparence sur les projets, comme le demande Jacek Uczkiewicz, il y a un pas qu'elle n'entend cependant pas franchir.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;© La Libre Belgique 2006&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://ouialeurope.blogspirit.com/archive/2006/02/12/livre-blanc-sur-la-politique-de-communication-europeenne-du.html</guid> <title>Livre blanc sur la politique de communication européenne : Du beau, du bon, du chemin, encore beaucoup de chemin...</title> <link>http://ouialeurope.blogspirit.com/archive/2006/02/12/livre-blanc-sur-la-politique-de-communication-europeenne-du.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Nicolas)</author>   <category>Analyses</category>   <pubDate>Sun, 12 Feb 2006 18:05:00 +0100</pubDate> <description> &lt;div class=&quot;sstitrehome&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.europeplusnet.info/article646.html&quot;&gt;Vu sur Europe Plus Net :&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;sstitrehome&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;sstitrehome&quot;&gt;Par Eric Dacheux&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;right&quot; class=&quot;sstitrehome&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;chapo&quot;&gt;Le programme d’action soumis le 1er février dernier à l’évaluation des citoyens (sur le site Europa) intitulé « Livre blanc sur la politique de communication européenne » fait suite au « plan 3 D, comme démocratie, débat dialogue » lancé par la Commission en octobre 2005 et à une liste de mesures visant à améliorer la communication de l’Union européenne nommée « plan d’actions » (juillet 2005).&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div class=&quot;texte&quot;&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i&gt;Eric Dacheux est chercheur au CNRS (Laboratoire communication et politique). Dernier livre paru « Comprendre le débat sur la constitution de l’Union européenne », Publibook, 2005.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On l’aura compris, les &quot;non&quot; français et néerlandais auront poussé la Commission à agir dans un domaine essentiel à la bonne santé des démocraties modernes : la communication.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;spip_documents spip_documents_left&quot; style=&quot;float: left; width: 300px;&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; src=&quot;http://www.europeplusnet.info/IMG/gif/E.Dacheux001.gif&quot; style=&quot;border-width: 0px;&quot; alt=&quot;(GIF)&quot; /&gt; &lt;div class=&quot;spip_doc_titre&quot;&gt;&lt;b&gt;Eric DACHEUX © CNRS Photothèque - Christophe LEBEDINSKY&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sans conteste, toutes ces initiatives vont dans le bon sens :&lt;br /&gt; &lt;img class=&quot;spip_puce&quot; src=&quot;http://www.europeplusnet.info/puce.gif&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; La communication est, enfin !- pensée comme « un processus à double sens » (p.2) et non plus comme une simple opération de marketing ;&lt;br /&gt; &lt;img class=&quot;spip_puce&quot; src=&quot;http://www.europeplusnet.info/puce.gif&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; L’importance primordiale de la proximité et des contacts directs sont soulignés &lt;i&gt;« s’il est évident que les technologies de communication sont importantes, les contacts directs restent toutefois déterminants »&lt;/i&gt; (p. 7)&lt;br /&gt; &lt;img class=&quot;spip_puce&quot; src=&quot;http://www.europeplusnet.info/puce.gif&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; La Commission ne fait plus la confusion entre information et culture civique et s’est finalement rendue compte qu’il ne fallait pas mettre la charrue (l’information européenne) avant les bœufs (l’éducation civique européenne) : &lt;i&gt;« L’éducation civique [...] est déterminante pour permettre aux citoyens d’exercer leurs droits politiques et civiques et de participer à la sphère publique »&lt;/i&gt; (p.7)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cependant, il reste beaucoup de chemin avant de mettre en place une communication européenne, permettant d’intégrer les questions européennes au cœur même des sphères publiques nationales (objectif de ce livre blanc) :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class=&quot;spip_puce&quot; src=&quot;http://www.europeplusnet.info/puce.gif&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Tout d’abord, il convient de ne pas se tromper d’objectif. Nous l’avons dit dans une tribune précédente, il ne s’agit pas de rapprocher l’Europe des citoyens ou de combler le fossé entre les institutions et le peuple, mais de développer une communication politique européenne, c’est-à-dire de favoriser un conflit intégrateur sur les différentes visions de la construction européenne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class=&quot;spip_puce&quot; src=&quot;http://www.europeplusnet.info/puce.gif&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Ensuite, il ne faut pas se tromper de mot. Impliquer le citoyen dans le processus, n’est pas développer la participation. Les citoyens souhaitent participer aux décisions concernant l’avenir de l’Union, en particulier la définition du territoire européen, ils ne veulent pas être « pliés dans » (étymologie du verbe impliquer) un projet qui s’est fait trop longtemps sans eux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class=&quot;spip_puce&quot; src=&quot;http://www.europeplusnet.info/puce.gif&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; De plus, le livre blanc continue de surévaluer les nouvelles technologies et de sous évaluer les télévisions nationales. Or, les chaînes généralistes nationales restent, les enquêtes Eurobaromêtre en témoignent, la source d’information sur l’Europe, préférée des habitants de l’UE.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class=&quot;spip_puce&quot; src=&quot;http://www.europeplusnet.info/puce.gif&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Enfin, le livre blanc reste étrangement muet sur les moyens financiers. Or, la communication et la démocratie ont un coût. Tant que le budget pluriannuel de l’Union sera inférieur au budget annuel d’une agence de publicité européenne, peu de choses pourront être effectivement mis en œuvre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le livre blanc de la Commission est un premier pas. Il en faudra bien d’autres pour tracer le chemin...&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://ouialeurope.blogspirit.com/archive/2006/01/09/ou-va-la-presidence-autrichienne-de-l-ue.html</guid> <title>Où va la présidence autrichienne de l'UE ?</title> <link>http://ouialeurope.blogspirit.com/archive/2006/01/09/ou-va-la-presidence-autrichienne-de-l-ue.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Nicolas)</author>   <category>Analyses</category>   <pubDate>Mon,  9 Jan 2006 10:40:46 +0100</pubDate> <description> &lt;div class=&quot;sub_header_article&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cafebabel.com/fr/article.asp?T=T&amp;amp;Id=5619&quot;&gt;Vu sur Café Babel&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;sub_header_article&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;sub_header_article&quot;&gt;Le 1er janvier 2006, Vienne a pris la tête du Conseil de l’UE. Une chose est d’ores et déjà claire&amp;nbsp;: la politique autrichienne en matière d’élargissement vise les Balkans et non la Turquie.&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;text_article&quot;&gt; &lt;div class=&quot;floating_image&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.cafebabel.com/photos/Zuege_Wien_050106.jpg&quot; /&gt; &lt;span class=&quot;caption&quot;&gt;Où l'Autriche mènera t-elle le train européen (Tibor Seres)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;text_article&quot;&gt;Le gouvernement autrichien est actuellement composé d’une coalition de centre-droit. Son Premier ministre, le chancelier &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Wolfgang_Sch%C3%BCssel&quot; onclick=&quot;window.open(this.href,'_blank'); return false;&quot;&gt;Wolfgang Schüssel&lt;/a&gt;, a pris le 1er janvier dernier les &lt;a href=&quot;http://www.info-europe.fr/presidence/presidence.htm&quot; onclick=&quot;window.open(this.href,'_blank'); return false;&quot;&gt;rênes&lt;/a&gt; des 25, quelques jours seulement après la résolution de la crise relative au budget communautaire. Trois problématiques – et non des moindres – restent encore ouvertes&amp;nbsp;: le thème de l’élargissement, la Constitution européenne et la politique agricole commune (PAC). Beaucoup d’observateurs se demandent ainsi sur quels pays l’Autriche souhaite concentrer ses effort lors de sa seconde présidence de l’UE depuis 1998. Pourquoi pas les Balkans&amp;nbsp;?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans une déclaration au quotidien autrichien «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.europa.gv.at/DesktopDefault.aspx?TabID=4691&amp;amp;Alias=bkaeuropa&quot; onclick=&quot;window.open(this.href,'_blank'); return false;&quot;&gt;Die Presse&lt;/a&gt;&amp;nbsp;» mi-2005, Wolfgang Schüssel s’était déjà exprimé sur ses projets pour la présidence autrichienne de l’UE. Il citait notamment 5 orientations majeures : priorité à la croissance et à l’emploi, soutien aux exploitations agricoles, répartition équitable des impôts, débats sur l’avenir de l’Europe ainsi qu’une réflexion à la question «&amp;nbsp; &lt;i&gt;quelle Europe voulons-nous&amp;nbsp;?&amp;nbsp;&lt;/i&gt;». Des intitulés plutôt consensuels qui cachent en réalité des débats politiques explosifs. Car sous ce «&amp;nbsp;&lt;i&gt;quelle Europe voulons-nous&amp;nbsp;?&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» est posée la nécessité de poursuivre des négociations ouvertes – mais non abouties – avec la Turquie et la question des frontières de l’Europe. Schüssel avait d’ailleurs confié en novembre dernier au «&amp;nbsp;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.europa.gv.at/DesktopDefault.aspx?TabID=4760&amp;amp;Alias=bkaeuropa&amp;amp;cob=13508&quot; onclick=&quot;window.open(this.href,'_blank'); return false;&quot;&gt;Neue Zürche Zeitung&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» que «&amp;nbsp;&lt;i&gt;l’élargissement de l’UE est une priorité absolue&lt;/i&gt;&amp;nbsp;». A condition qu’elle soit en direction des Balkans.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En juin 2005 lors du&amp;nbsp;Forum européen de Varsovie, Schüssel tenait un discours dans lequel il mentionnait à de nombreuses reprises la Slovénie et la Croatie. La Turquie elle, n’y était évoquée à aucun moment&amp;nbsp;! En novembre, Schüssel n’avait cessé d’affirmer que, selon lui, les Balkans faisaient partie de l’Europe alors que la candidature d’Ankara était un autre cas. S’il soulignait en outre l’importance d’avancer dans des négociations déjà lancées, Schüssel demandait que soient trouvées des alternatives à une adhésion complète de la Turquie. Si Ankara entre dans l’Europe, l’Autriche s’est déjà engagée à faire valoir à son égard des restrictions. Des 4 libertés que l’UE apporte à ses membres – liberté de circulation des personnes, des capitaux, des marchandises et des services – c’est surtout la liberté de &lt;a href=&quot;http://www.euractiv.com/Article?tcmuri=tcm:28-129653-16&amp;amp;type=LinksDossier&quot; onclick=&quot;window.open(this.href,'_blank'); return false;&quot;&gt;circulation&lt;/a&gt; des citoyens turcs sur le territoire autrichien qui pourrait être limitée. Contrairement aux promesses du Royaume-Uni, il n’y aura aucune clause de sauvegarde aux mesures limitant le travail et l’établissement des Turcs en Autriche.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; De son côté, Ursula Plassnik, ministre des Affaires étrangères autrichienne, ne se lasse pas d’insister sur l’importance des Balkans pour l’Europe. Ainsi, «&amp;nbsp;&lt;i&gt;le terme d’élargissement européen ne serait pas vraiment exact dans le cas d’une intégration de la Macédoine&lt;/i&gt;&amp;nbsp;», affirmait-elle un jour avant le sommet de l’UE de Bruxelles en décembre. D’après elle, le processus d’adhésion est plutôt une sorte de ré-unification.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Deux raisons peuvent expliquer la forte inclination de l’Autriche pour les Balkans. Des motifs historiques et économiques. Ursula Plassnik déclare se sentir «&amp;nbsp;&lt;i&gt;liée du fait de nombreuses expériences historiques et culturelle communes&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» aux Autrichiens et aux Croates, même s’ils n’ont aucune frontière commune. Elle ajoute – en faisant par opposition référence à la Turquie – «&amp;nbsp; &lt;i&gt;la Croatie a été et est une partie de notre Europe&lt;/i&gt;&amp;nbsp;». Par ailleurs, elle considère que «&amp;nbsp;&lt;i&gt;nous Autrichiens, sommes déjà situés au milieu, au cœur de l’Europe&amp;nbsp;ce qui est synonyme de stabilité, de paix, de liberté et de grands avantages économiques pour notre pays.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» Il suffit de se pencher sur les statistiques économiques autrichiennes pour s’assurer du poids de son commerce extérieur avec l’Europe de l’est&amp;nbsp;: les exportation vers les PECO ont augmenté de presque 25% de 2002 à 2004 et représentent 17% des exportations totales. De plus, l’Autriche est le plus gros investisseur étranger en Croatie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La ligne directrice de Schüssel est limpide&amp;nbsp;: les pays de la péninsule yougoslave font partie de l’Europe, la Turquie non. Une position qui s’appuie en outre sur le fait que seule 10% de la population autrichienne s’est prononcée en faveur de l’adhésion de la Turquie à l’UE. Maintenant que le budget de l’Europe a été voté, la voie est libre pour Schüssel pour faire davantage pression sur ses partenaires afin que l’UE s’ouvre aux Balkans. Les discussions sur la politique agricole commune (PAC) – défendue de façon véhémente par Schüssel – ne reprendront pas avant 2008. Un premier succès semble d’ores et déjà tombé du ciel&amp;nbsp;: la candidature de la Macédoine à l’UE vient d’être confirmée. Et plus Schüssel réussit à orienter la politique d’élargissement vers les Balkans, plus il réduit les chances de la Turquie de devenir un membre de l’UE à part entière. Ce qui n’est pas pour lui déplaire.&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;text_article&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;sign_article&quot;&gt;&lt;a href=&quot;mailto:jkb@j-korte.de&quot; class=&quot;mailto&quot;&gt;Joachim Korte Bernard&lt;/a&gt; - Wolfenbüttel - 6.1.2006 | Traduction : Deborah Baptiste&lt;/div&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://ouialeurope.blogspirit.com/archive/2005/11/28/carton-rouge.html</guid> <title>Carton Rouge</title> <link>http://ouialeurope.blogspirit.com/archive/2005/11/28/carton-rouge.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Nicolas)</author>   <category>Analyses</category>   <pubDate>Mon, 28 Nov 2005 13:31:12 +0100</pubDate> <description> &lt;h1&gt;Carton rouge à Frits Bolkestein,&lt;/h1&gt; &lt;h1&gt;ancien Commissaire européen.&lt;/h1&gt; &lt;h2&gt;L’Europe rêvée de M.&amp;nbsp;Bolkestein&amp;nbsp;: une Europe qui passe au service minimum... &lt;a href=&quot;http://www.taurillon.org/article.php3?id_article=567&quot;&gt;(Cf. Le Taurillon)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-transform: capitalize;&quot;&gt;mercredi&lt;/span&gt; 23 novembre 2005&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://www.taurillon.org/auteur.php3?id_auteur=53&quot;&gt;Ronan Blaise (Jeune Européen de Rouen)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;chapo&quot;&gt;Le retour récent -ces derniers jours- au Parlement européen, de la discussion sur la «&amp;nbsp;Directive services&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;épouvantail&amp;nbsp;» de la dernière campagne référendaire française, est une opportunité trop belle à ne pas manquer pour infliger un carton rouge juste et bien mérité à Frits Bolkestein, initiateur malheureux de cette dîte «&amp;nbsp;directive européenne&amp;nbsp;», si célèbre mais fort méconnue.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;logo2&quot;&gt;&lt;img width=&quot;133&quot; height=&quot;175&quot; class=&quot;spip_logos&quot; style=&quot;border-width: 0px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.taurillon.org/IMG/arton567.jpg&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qu’on ne s’y méprenne néanmoins pas&amp;nbsp;: il ne s’agit pas ici d’ «&amp;nbsp;accabler&amp;nbsp;» la dite personne à propos de cette seule directive dans laquelle on trouve du bon, du moyen et du moins bon et à propos de laquelle mes petits camarades du «&amp;nbsp;Taurillon&amp;nbsp;» ont déjà rédigé un article qui -à mon avis- remet bien les points sur le «&amp;nbsp;i&amp;nbsp;», les barres sur les «&amp;nbsp;t&amp;nbsp;» (et les choses en perspective...).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Non, car ici ce «&amp;nbsp;carton rouge&amp;nbsp;» infligé à Frits Bolkestein est moins dû à ses désastreuses performances en seuls termes de communication médiatique, lors de la campagne référendaire française du printemps dernier, qu’aux propos qu’il avait alors tenu aux lendemains des référendums français et néerlandais (in «&amp;nbsp;New York Times&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;Journal du Dimanche&amp;nbsp;» du 19 juin 2005...) à propos de la construction européenne et à propos de son avenir. (Propos non démentis, ni officiellement nuancés depuis lors...).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En effet, à cette date, dans une tribune libre proposée à la réflexion des lecteurs du «&amp;nbsp;JDD&amp;nbsp;», l’ancien Commissaire européen se permettait de donner ainsi, aux Européens, ses &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;Sept conseils pour repartir&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une longue tribune dans laquelle on peut lire une véritable «&amp;nbsp;déclaration de guerre&amp;nbsp;» à l’encontre des principes européens et fédéralistes qui animent les rédacteurs de ce webmagazine.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Propos qui sont d’une telle nature anti-européenne (au sens antifédéraliste du terme...) qu’on peut désormais légitimement se demander si l’auteur de ceux-ci ne se serait finalement pas livré -au printemps dernier, lors de la dernière campagne référendaire- à une véritable entreprise de sabotage délibérée...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;1) Le Traité constitutionnel est mort.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Car M.&amp;nbsp;Bolkestein affirme ainsi, de but en blanc, que le TCE est mort et que &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;les dirigeants des pays membres&lt;/i&gt; (Nb&amp;nbsp;: nous sommes là, précisément, au moment du Sommet européen de Bruxelles de juin dernier...) &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;devraient s’abstenir d’essayer de le réanimer&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;(sic).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Faisons comme lui l’espace d’un instant, et oublions ainsi que près de la moitié des Etats-membres de l’Union (et près de la moitiée des citoyens de l’Union...) se sont ainsi déjà prononcés en faveur du TCE, oublions de même le respect que nous devons pareillement et malgré tout aux peuples et aux Etats-membres qui ne se sont pas encore prononcé sur la question et admettons effectivement, éventuellement, que le TCE soit mort.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais, avant toute chose, se serait alors pour déplorer qu’il le soit et non pas pour presque s’en féliciter, comme ici semble le faire M.&amp;nbsp;Bolkestein sur l’air presque ironique du «&amp;nbsp;Je vous l’avais bien dit&amp;nbsp;» (ou pour essayer de rebondir sur cet échec... et non pas pour s’en contenter, avec une triste résignation à peine feinte...).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;2) Supprimer le Préambule ainsi que la Charte des Droits fondamentaux&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Car, d’après M.&amp;nbsp;Bolkestein, il faudrait ainsi supprimer l’un parce qu’il ne serait &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;qu’une insipide rhétorique&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; (sic) (les rédacteurs apprécieront...).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et supprimer l’autre, parce que &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;mal rédigée&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; et parce que &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;nous avons déjà la Convention européenne des Droits de l’homme, avec sa cour, à Strasbourg&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; (sic).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et voilà comment un ancien Commissaire européen se permet de suggérer l’abandon pur et simple de deux textes fondamentaux qui précisent la nature exacte du «&amp;nbsp;vouloir vivre ensemble&amp;nbsp;» européen.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais -hélas- ce n’est pas tout.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;3) Le renoncement à tout projet constitutionnel.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Car, pareillement, si M.&amp;nbsp;Bolkestein admet qu’il faut effectivement &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;donner une forme plus logique au traité de Nice&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; (sic), il propose de ne pas dénommer ce futur texte par le terme de «&amp;nbsp;Constitution&amp;nbsp;».&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et ce, dans la mesure où M.&amp;nbsp;Bolkestein juge que ce terme ne puisse s’appliquer qu’à un «&amp;nbsp;État&amp;nbsp;» et qu’il juge ainsi que l’Union européenne ne puisse décidément pas en être un (et que le Commission ne puisse donc pas en être un futur «&amp;nbsp;gouvernement&amp;nbsp;»).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Car &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;présenter ce texte comme une Constitution ne peut que susciter des ambitions qui ne pourront être réalisées et des peurs qui ne pourront être maîtrisées.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; (sic).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or il faudrait peut-être savoir enfin ce qu’on veut du côté de chez M.&amp;nbsp;Bolkestein et être enfin cohérent et logique avec soi-même&amp;nbsp;: soit on se donne effectivement l’ambition d’avoir une Europe qui fonctionne (au travers d’une Constitution, donc...). Soit on renonce décidément à l’un et donc, alors, forcément à l’autre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Car M.&amp;nbsp;Bolkestein semble décidément être de ceux qui s’illusionnent encore des pauvres mérites des seules formules intergouvernementales à une époque où les seuls résultats véritablement tangibles des politiques communautaires laissent à penser que seul ce qui est institutionnellement et politiquement communautarisé est véritablement fonctionnel, et techniquement efficace.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Car on n’aura jamais les résultats positifs de quelques politiques communautaires que ce soit grâce à un fonctionnement décidément «&amp;nbsp;scotché&amp;nbsp;» à un strict modèle intergouvernemental. Pas plus qu’on ne puisse jamais avoir indûment à la fois le beurre et l’argent du beurre (sans parler du reste...).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or, sortir l’Union à vingt-cinq de la paralysie et de l’impuissance des Institutions héritées d’un passé à dix, douze ou quinze (et d’un fonctionnement institutionnel trop imparfaitement et trop maladroitement redéfini à Nice...), tel était précisément l’intérêt du projet constitutionnel que certains proposent actuellement, notamment du côté de chez M.&amp;nbsp;Bolkestein, de ni plus ni moins «&amp;nbsp;jeter aux orties&amp;nbsp;»&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;4) Une profession de foi souverainiste et strictement intergouvernementale.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Car M.&amp;nbsp;Bolkestein proclame également que &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;l’égalité politique des citoyens ne peut exister qu’à l’intérieur d’un Etat unitaire&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; (sic), façon comme une autre de dire ainsi qu’il ne peut pas exister de «&amp;nbsp;Démos&amp;nbsp;» européen et (vieil «&amp;nbsp;axiome&amp;nbsp;» de base de la pensée souverainiste...) qu’il ne peut donc pas exister d’espace politique européen dans lequel puisse se construire quelque éventuelle démocratie transnationale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce qui le conduit à affirmer donc que l’Union européenne n’est pas une fédération &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;et n’en sera jamais une&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; (sic).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et ce qui le conduit à demander que les Etats sont politiquement traîtés sur un strict pied d’égalité et que cela ne puisse être le cas que dans le seul cadre de la Commission européenne pour laquelle &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;à l’avenir, tout traité doit consacrer le droit, pour n’importe quel pays membre, à nommer un Commissaire&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; (sic).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Où l’on retrouve donc, également, le vieux fantasme «&amp;nbsp;souverainiste&amp;nbsp;» qui consiste à vouloir transformer tout Commissaire européen normalement soucieux de l’intérêt général (et prêtant serment à ce titre...) en un Commissaire «&amp;nbsp;national&amp;nbsp;» détaché à Bruxelles pour y défendre de stricts intérêts nationaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et où l’on retrouve, enfin et surtout, la vieille pensée souverainiste et centralisatrice (voire jacobine et uniformisatrice...) qui laisse à penser que l’Etat-nation est un cadre politique décidément indépassable, que les Peuples ne peuvent vivre ensemble que par la bonne grâce (un peu miraculeuse...) de négociations entre leurs seules superstructures étatiques et que l’Etat unitaire centralisé est décidément le seul cadre politique pouvant garantir -au forceps d’une uniformisation pensée comme libératrice et décidément nécessaire- l’égalité effective entre citoyens, leur sécurité quotidienne ainsi leur bien-être matériel.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Propos que nos voisins, partenaires et amis européens (allemands, autrichiens, belges et suisses -par exemple- et dans une moindre mesure italiens et espagnols...) apprécieront à leur concrète et juste mesure...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Propos décidément bien loin de l’idéal fédéraliste censé conjuguer unité du tout et diversité des composantes, efficacité de l’ensemble et responsabilisation des parties, etc... à travers un système institutionnel et de gouvernance «&amp;nbsp;souple&amp;nbsp;» où le pouvoir politique ne s’exerce que de manière suppléante et subsidiaire. Et ce, non seulement pour assurer l’efficacité des diverses intervention étatiques, mais surtout pour garantir la libre existence de chacun et le respect auquel il a droit, ainsi que la paix entre tous.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;5) Renoncer à la réforme des Institutions&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En effet, si M.&amp;nbsp;Bolkestein veut bien concéder qu’il faut &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;donner au traité de Nice une forme plus logique&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; et &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;simplifier en particulier cette procédure byzantine de prise de décision&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; (sic), il conseille néanmoins au Conseil européen de revoir tout projet de réforme institutionnelle radicalement à la baisse.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi, il conseille au Conseil européen de rester une stricte assemblée inter-gouvernementale et de ne &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;surtout pas se transformer en une Institution&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; puisqu’ &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;il y en a déjà suffisamment&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; (sic) et puisqu’ &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;Institution signifie bureaucratie&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; (sic) et puisque &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;transformer le Conseil européen en Institution, cela veut dire plus de bureaucratie...&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; (sic).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De même, il est assez étonnant de ne pas voir dans cette tribune de M.&amp;nbsp;Bolkestein le moindre commentaire sur cette nécessaire démocratisation des institutions communautaires qui, selon nous, passe par l’augmentation des pouvoirs du parlement européen. Est-ce que M.&amp;nbsp;Bolkestein ne chercherait-il donc pas à nous dissimuler ainsi, une nouvelle fois, son évidente hostilité à tout principe supranational, même lorsque celui-ci se veut l’expression d’un choix de vie démocratique&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Enfin, par la suite dans cette tribune, M.&amp;nbsp;Bolkestein vient enfin nous éclairer sur le principal intérêt que revettraît, à ses yeux, la rédaction d’un nouveau traité européen pour sans doute remplacer le TCE&amp;nbsp;: &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;Par dessus tout, le traité doit énoncer clairement ce que l’Union européenne peut faire et, surtout, ce qu’elle ne peut pas&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; (sic).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un traité européen donc, mais dont l’intérêt principal serait de ligoter l’Union «&amp;nbsp;ad vitam aeternam&amp;nbsp;», pour ainsi mieux tuer l’Europe. Et si ce sont les Souverainistes l’ont rêvé, force est de constater que c’est Frits Bolkestein qui l’a, ici, très clairement formulé...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;6) Un budget modeste pour une Europe à minima&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Car M.&amp;nbsp;Bolkestein se prononce là pour un budget européen modeste, limité au seul 1% du Revenu national communautaire (PNB additionnés de tous ses membres...), espérant ainsi qu’un &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;budget plus strict obligera(it) l’Union et la Commission à dégager des priorités&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; (sic).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En effet, M.&amp;nbsp;Bolkestein porte un jugement très sévère sur cette Commission (à laquelle il a pourtant lui-même autrefois appartenu...) et à ses modestes projets d’augmentation du budget communautaire à environ 1,27% du PNB communautaire (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;C’est excessif. En proposant cela, la Commission s’est mise hors sujet&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;, sic) en lui suggérant ainsi de se &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;restreindre&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; (sic) plutôt que d’ &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;empiler programmes et propositions en espérant que tout cela sera financé&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; (sic).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et si M.&amp;nbsp;Bolkestein se prononce effectivement pour des «&amp;nbsp;transferts financiers&amp;nbsp;» (sic), c’est exclusivement en termes de rapatriement de fonds depuis Bruxelles vers les capitales des Etats membres&amp;nbsp;: au profit des Etats-membres et au détriment de l’Union.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et c’est ainsi qu’on «&amp;nbsp;détricote&amp;nbsp;» l’Union, qu’on réduit les politiques communautaires à leur plus simple expression et qu’on renonce plus surement encore à quelque(s) ambition(s) politique(s) pour l’Union européenne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;7) Un renoncement à toute ambition de politique étrangère commune&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi, M.&amp;nbsp;Bolkestein propose qu’on abandonne également tout projet de création d’un poste de Ministre des affaires étrangères pour l’Union européenne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Puisque qu’il estime que les intérêts nationaux restant, en la matière, complètement intangibles et non négotiables et puisque, qu’étant décidément contradictoires et ce, de façon rédhibitoire, ils rendent ainsi toute &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;politique étrangère commune à vingt-cinq, dans tous les cas de figure, illusoire&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; (sic).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et puisque qu’il estime -décidément bien pessimiste- que l’existence d’un ministre «&amp;nbsp;ne résoudra rien&amp;nbsp;» (sic).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Quand l’Europe passe au service minimum ...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bref, voilà quel est donc l’idéal européen et communautaire de M.&amp;nbsp;Bolkestein&amp;nbsp;: abandonner le TCE à l’Histoire, abandonner toute perspective de Constitution européenne, abandonner toutes perspectives de réformes véritables des institutions de l’Union européenne, de véritable rééquilibrage institutionnel (et de démocratisation de ses structures...), abandonner toutes perspectives d’un budget communautaire à même de soutenir des politiques communautaires véritablement ambitieuses, renforcer le poids des États en «&amp;nbsp;nationalisant&amp;nbsp;» la Commission et rapatrier l’essentiel des fonds communautaires vers les États membres...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bref, une «&amp;nbsp;vision&amp;nbsp;» politique où l’abandon du projet européen initial des Pères fondateurs et l’éloge des seuls dispositifs intergouvernementaux se conjuguent pour ne nous laisser l’image que d’une seule Europe réduite à sa plus simple expression&amp;nbsp;: une Europe au rabais et à minima, une Europe dont on peut alors légitimement se demander à quoi donc elle peut bien servir, une Europe qui -avec M.&amp;nbsp;Bolkestein- passe donc, plus que jamais, au service minimum...&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://ouialeurope.blogspirit.com/archive/2005/11/17/lettre-ouverte-a-m-barroso.html</guid> <title>Lettre ouverte à M. Barroso</title> <link>http://ouialeurope.blogspirit.com/archive/2005/11/17/lettre-ouverte-a-m-barroso.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Nicolas)</author>   <category>Analyses</category>   <pubDate>Thu, 17 Nov 2005 16:32:44 +0100</pubDate> <description> &lt;h1&gt;Lettre ouverte du Président du Parti Socialiste&lt;/h1&gt; &lt;h1&gt;Européen à Jose Manuel Barroso,&lt;/h1&gt; &lt;h1&gt;Président de la Commission européenne&lt;/h1&gt; &lt;h1&gt;&amp;nbsp;&lt;/h1&gt; &lt;p&gt;Les défis auxquels est confrontée l’Europe sont clairs et urgents. La modernisation est essentielle pour assurer la continuité de niveaux historiquement élevés de prospérité, de cohésion sociale, de protection de l’environnement et de qualité de vie en Europe, et pour créer les emplois dont nous avons besoin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tels sont les propos liminaires de la proposition de programme de travail de la Commission européenne pour 2006. Cette dernière suggère par après que les propositions formulées pour arriver à cet objectif vont susciter l’accord généralisé des forces politiques en Europe. Ce en quoi, malheureusement, la Commission se trompe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la veille du sommet informel de Hampton Court, les leaders sociaux-démocrates d’Europe, sous la présidence de Tony Blair et de moi-même, ont adopté à l’unanimité une stratégie coordonnée de croissance et d’investissement pour l’Europe. Votre Commission poursuit un plan de réformes structurelles pour plus de croissance auquel nous ne pouvons apporter notre appui qu’à condition qu’il ne sape pas les bases de nos états-providence et les droits de nos citoyens. Mais nous continuons à dire que les réformes structurelles doivent s’accompagner de plus d’investissements coordonnés afin de promouvoir la demande interne et créer de nouveaux emplois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nulle part dans le programme de travail de la Commission, nous ne voyons de propositions pour lancer un processus pour une meilleure coordination des politiques économiques à travers l’UE et pour améliorer la gouvernance économique. C’est dommage. Vous pourriez impulser cette coopération sans pour autant réduire les compétences nationales. C’est une question de leadership et de coopération.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les investissements doivent venir avant tout des états membres de l’UE, tout en ayant une dimension européenne, et c’est là que votre Commission doit remplir son rôle. Les projets transfrontaliers et les investissements coordonnés et simultanés dans l’infrastructure, les réseaux et les compétences ont un énorme impact. Une meilleure coordination des politiques économiques constitue un impératif et le budget de l’UE doit être réorienté vers ces domaines prioritaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, vu le débat très médiatisé sur le modèle social européen, il est assez remarquable que le programme de travail de la Commission ne contienne pas de véritable initiative pour de meilleures normes sociales et d’emploi. La majorité des travailleurs ont dit non à la Constitution en France et aux Pays-Bas. En regardant ce programme, on comprend pourquoi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur des thèmes tels que les services publics et la négociation collective – dont beaucoup craignent qu’ils ne soient affaiblis par la proposition de directive sur les services –la Commission garde le silence. En réponse aux appels constants pour une meilleure consultation des travailleurs – qui pourrait se concrétiser à travers une révision de la directive sur les comités européens d’entreprise – la Commission reste muette face aux revendications généralisées de l’opinion publique. Les travailleurs de Rover au Royaume-Uni ou de Hewlett-Packard en France ne seront pas très impressionnés. Qu’est-ce que l’Europe leur offre, à eux ou aux autres travailleurs qui pourraient se retrouver bientôt dans la même position ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui manque dans le programme de travail, M. le Président, c’est de la cohérence. Ce programme n’est pas l’instrument qui servira à rétablir le lien entre l’Europe et les citoyens ordinaires et travailleurs. Il est temps de montrer que l’Europe peut concilier une sécurité sociale modernisée et une nouvelle croissance et de nouveaux emplois. Les pays scandinaves sont la preuve que ces objectifs ne sont pas contradictoires mais bien complémentaires pour créer l’Europe sociale que nous voulons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Poul Nyrup Rasmussen&lt;br /&gt; Président du Parti socialiste européen&lt;/p&gt; </description>  </item>  </channel> </rss> 