<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>Oui à l'Europe et à une Constitution - economie_sociale_de_marche</title> <description>Promotion de l'Europe en France et lutte contre le populisme et la démagogie</description> <link>http://ouialeurope.blogspirit.com/economie_sociale_de_marche/</link> <lastBuildDate>Wed, 20 Aug 2008 20:36:31 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://ouialeurope.blogspirit.com/archive/2005/06/02/qu_est-ce_que_l_economie_sociale_de_marche.html</guid> <title>Qu'est-ce que &quot;l'économie sociale de marché&quot; ?</title> <link>http://ouialeurope.blogspirit.com/archive/2005/06/02/qu_est-ce_que_l_economie_sociale_de_marche.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Nicolas)</author>   <category>Economie Sociale de Marché</category>   <pubDate>Fri,  3 Jun 2005 19:20:00 +0200</pubDate> <description> La notion d’«économie sociale de marché» a vu le jour en Allemagne dans l’immédiat après-guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s’agit d’une économie de marché encadrée par des règles du jeu et de solides institutions (telle que pensée par les «ordo-libéralistes» allemands) où l’État intervient en outre en agissant directement sur la redistribution des revenus et sur le cycle conjoncturel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette notion – une véritable «troisième voie» avant la lettre – a été mise en œuvre par Ludwig Erhard, qui fut ministre de l’économie dans la République fédérale à partir de 1949 et que l’on nomme le «père du miracle économique allemand».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus largement, on peut dire comme le professeur André Sapir de l'Université Libre de Bruxelles que «l’économie sociale de marché» contient en filigrane la référence à un âge d’or de l’Europe, celui des «Trente glorieuses» que connurent l’Allemagne, la France et l’Europe occidentale dans son ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette période s’écoulant jusqu’au milieu des années 1970 se caractérise par une croissance soutenue, une inflation faible et une forte cohésion sociale basée sur un chômage faible, un accroissement rapide des salaires et un accès élargi à l’éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et attention, cette idée de combiner l’efficacité du marché et l’intervention publique pour assurer l’équité reste valable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, il serait passéiste de refuser de constater que le monde, depuis, a changé du fait à la fois des nouvelles technologies, de la globalisation des échanges et du vieillissement démographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce triple changement fait que nos économies sont en mutation profonde.&lt;br /&gt;
En même temps, les populations demandent, avec légitimité, que la cohésion sociale ne soit pas pour autant abandonnée, autrement dit que leurs retraites continuent d’être assurées et que leurs enfants voient aussi leur revenu progresser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces mutations, il faut adapter l’ancien modèle et définir une nouvelle «économie sociale de marché».&lt;br /&gt;
Un jour, peut-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À ce stade, nous faisons à l’échelle communautaire de l’ordo-libéralisme (ce n'est pas de l'ultra-libéralisme !), c’est-à-dire de l’économie de marché (car marché commun) encadrée par des règles communes, en matière de politique de concurrence et de tout ce qui régit le marché intérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quoi s’ajoute, toujours à l’échelle communautaire, une intervention publique réelle et puissante pour pallier les écarts de développement entre régions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’objectif de cohésion territoriale des fonds structurels européens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette politique régionale communautaire a surtout été renforcée à partir des années 1980 sous Jacques Delors lorsque la Grèce, l’Espagne et le Portugal ont rejoint la construction européenne et qu’il fallait chercher à corriger la soudaine augmentation des disparités des niveaux de développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces pays ont vraiment rattrapé leur retard en profitant de l’&quot;économie sociale de marché européenne&quot;, grâce à leurs échanges accrus au sein du marché européen et grâce aux fonds structurels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette politique européenne redistributive devient encore plus nécessaire aujourd’hui avec l’entrée des nouveaux États membres dont les revenus sont aujourd’hui faibles, afin d’aider à la convergence de leurs revenus vers les nôtres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, ajoutons en parallèle (c'est lié) qu'il n’existe pas un mais des modèles sociaux européens : un modèle scandinave, un modèle continental, un modèle méditerranéen et un modèle anglo-saxon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et il est vrai et évident qu’ils se distinguent tous du modèle social américain par leur plus grand souci de cohésion sociale (même si le modèle strictement britannique est proche de l'américain).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est pourquoi on peut considérer qu’il existe véritablement un socle social européen sur lequel reposent ces différents modèles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leur diversité montre cependant (et c'est normal et c'est pourquoi la Constitution conservait l'unanimité en la matière et n'imposait rien !) que nous ne sommes pas prêts pour l’instant à accepter que la redistribution sociale assurant la cohésion entre individus (retraites, allocations de chômage, assurance-maladie…) s’opère à l’échelon européen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La faible taille du budget actuel de l’Union (1,27 % du PIB européen) et ses perspectives d’ici à 2013 (peut-être seulement 1,00 % du PIB européen, à la demande de l'Allemagne et de la France !) en sont la preuve flagrante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ces conditions, c’est au niveau national que doit continuer la lutte pour une meilleure protection sociale.&lt;br /&gt;
 </description>  </item>  </channel> </rss> 