29 mai 2006

Nouveau lancement réussi et record mondial pour Ariane 5 ECA

medium_vue_decollage.jpgLe lanceur européen Ariane-5 ECA, dans sa version la plus puissante, a placé sur orbite deux nouveaux satellites de télécommunications, le mexicain SatMex-6 et le thaïlandais ThaiCom-5. Ce lancement représente un record de masse mise sur orbite géostationnaire, l'ensemble des deux satellites représentant plus de 8,2 tonnes.
 
Le décollage s'est effectué comme prévu ce 27 mai à 21h09 TU (23h09 de Paris) sous le ciel nuageux de la saison des pluies à Kourou. 26 minutes et 53 secondes après le décollage, SatMex-6 était injecté en orbite de transfert géostationnaire de 249,7km de périgée et 35.914km d'apogée, suivi 5 minutes et 19 secondes plus tard de ThaiCom-5.

Construit par la société américaine Space Systems Loral, SatMex-6, d'une masse de 5,456 tonnes au décollage, est le quatrième satellite de télécommunications confié à Arianespace par l'opérateur mexicain Satélites Mexicanos. Son envergure, panneaux solaires compris, est de 31,1 mètres. Il assurera les télécommunications et les liaisons Internet sur tout le territoire mexicain, l'Amérique du Nord, Hawaï et l'Amérique latine pendant 15 ans.

ThaiCom-5, d'une masse de 2,766 tonnes au décollage pour une envergure de 26,2 mètres, sera principalement dédié à la transmission d'émissions de télévision en direct sur toute la région Asie-Pacifique. Il a été conçu pour assurer sa mission durant 12 années.

30 décembre 2005

Satellite de Galileo : lancement réussi

NOUVELOBS.COM | 29.12.05 | 07:19

Le premier satellite d’expérimentation du programme concurrent du GPS a été lancé à 6h19 de Baïkonour. Le satellite "Giove A", chargé de tester dans l'espace les technologies mises en oeuvre par le futur système européen de localisation Galileo, a été placé sur son orbite définitive, ont annoncé mercredi 28 décembre les responsables du vol.
Le satellite s'est séparé normalement du quatrième étage du lanceur Soyouz qui l'a amené à 23.000 kilomètres de la surface de la Terre.
Giove A, dont la durée de vie prévisible est de l'ordre de deux ans, avait été lancé à 5h19 GMT (6h19 à Paris) depuis le cosmodrome russe de Baïkonour, au Kazakhstan.
A 13h40 (heure de Paris), l'Agence spatiale européenne a officiellement déclaré que le lancement était une réussite.
Un deuxième satellite devrait être lancé début février.
"Giove A" a quitté le cosmodrome de Baïkonour à bord d'une fusée russe Soyouz. Les journalistes ont assisté au décollage à travers une liaison depuis le siège de l'ESA à Paris.

Plus précis que le GPS

Le système de navigation Galileo, qui se veut plus précis que le GPS, s'appuie sur une constellation de 30 satellites européens, qui devrait être opérationnelle d'ici 2010.
Le coût de la construction de Galileo a été estimé à près de 3,3 milliards d'euros.
Le fonctionnement du système coûtera environ 220 millions d'euros par an, y compris le remplacement des satellites. Les applications sont prévues dans les domaines de la navigation personnelle, le transport et la logistique, la finance, et l'agriculture et la pêche.
Galileo permettra à l'Europe d'acquérir son indépendance dans un domaine stratégique, le positionnement par satellites, devenu indispensable pour la gestion du trafic aérien, maritime et, de plus en plus, automobile.
Mais il faudra attendre 2010 - un retard de deux ans sur le calendrier initial - pour voir l'entrée en service commercial de Galileo.

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Galileo en bref

Le système Galileo de positionnement par satellites va permettre à l'Europe de s'affranchir de l'hégémonie du système américain GPS.

Financement: L'investissement a été réévalué aux alentours de 3,8 milliards d'euros, par suite du retard de deux ans pris par le projet. Une première phase, d'un montant de 1,6 milliard d’euros, couvre le lancement de deux démonstrateurs et la mise en orbite des quatre premiers satellites. Elle est cofinancée par l'Agence spatiale européenne et l'Union européenne.
La seconde étape doit faire l'objet d'un partenariat public-privé, car l’UE espère limiter ses engagements au tiers du montant.

Partenariats avec d’autres Etats: Des accords ont été signés avec la Chine (200 millions d'euros) et Israël (18 millions d’euros). Des négociations sont dans un état avancées avec l'Ukraine, l'Inde et le Maroc. L'Argentine, le Brésil, le Mexique, le Chili, la Corée du Sud, la Malaisie, le Canada et l'Australie ont aussi manifesté leur intérêt.

Comptabilité avec le GPS: Les autorités américaines étaient dans un premier temps très hostiles au système européen. Mais Galileo et le GPS seront finalement compatibles pour l'utilisateur.
Afin de parvenir à un accord, les Européens ont accepté de décaler légèrement les fréquences qu'ils utiliseront. Ainsi, ils éviteront d’empiéter sur la fréquence utilisée par l'application militaire du GPS.

Exploitation économique: La Commission européenne a retenu en juin dernier un consortium unissant les deux derniers postulants en lice (sur cinq au départ). Ce consortium est composé des groupements iNavSat (EADS-Thales) et Eurely (Alcatel-Finmeccanica).

Siège social: C’est Toulouse qui accueillera le siège social du concessionnaire du système Galileo, ce qui représente la création de 100 à 150 emplois directs. Mais l'essentiel des missions financières, juridiques et commerciales de la société sera assuré à Londres. Des centres de contrôle seront installés à Oberpfaffenhofen, près de Munich (Allemagne) ainsi qu’à Fucino, près de Rome. L'Espagne accueillera un centre consacré à la sécurité.

Accord de concession: D’abord prévue fin 2005, l'accord de concession a pris du retard. Il ya notamment débat sur la part du financement revenant à l’UE et au secteur privé. Un accord est attendu "courant 2006".

 

15 novembre 2005

Ouf !!! l'Europe décolle

Vu sur l'excellent site "Le Taurillon, magazine eurocitoyen"

Espace

Ouf !!! l’Europe décolle

mercredi 9 novembre 2005 Florent Banfi

Après Mars express et son succès relatif, l’agence spatiale européenne (ESA) part à la conquête de Venus. La sonde Venus express recueillera des informations sur cette planète très différente de la Terre malgré leur taille comparable. Les américains sur Mars, les Européens sur Venus !

Depuis quelques mois, l’Europe se porte mal, très mal et pas uniquement dans la sphère politique. En effet, le 9 octobre 2005, le satellite européen Cryosat avait été perdu lors de la phase de lancement provoquant l’échec de la mission (étude des glaces sur la terre). Comme si cela ne suffisait pas, le 31 octobre 2005, soit trois semaines après, c’est le satellite SSETI express réalisé par des étudiants qui subit des problèmes d’alimentation. Enfin, le lancement de la sonde Venus express prévu pour le 26 octobre avait été reporté suite à la découverte d’une contamination dans le lanceur.

La fusée Soyouz frégate a donc pris son envol aujourd’hui de la station de Baikonour pour mettre en orbite la sonde Venus express dans un climat plutôt morose. Le lanceur a rempli totalement sa mission en plaçant le satellite sur son orbite qui lui permettra de rejoindre Venus en avril. Une fois là-bas, la sonde devra se placer en orbite autour de la planète. Venus express aura pour objectif de trouver des informations sur l’atmosphère de Venus ainsi que sur son sous-sol. Les chercheurs de l’ESA (European Space Agency) espèrent comprendre pourquoi la planète Venus est si différente de la terre. Les ingénieurs de l’ESA peuvent donc souffler, la sonde voyage dans l’espace comme prévu et pour l’instant tout semble fonctionner correctement.

Si les dernières missions avant Venus ont échoué, les relations entre l’ESA et l’UE elles, ne se sont jamais aussi bien portées. Le projet Galileo, organisé conjointement entre l’ESA et la Commission Européenne vient d’entrer dans sa phase de test. Les spécialistes procèdent actuellement à une série d’essais au sol. Dans le même temps, un accord fut signé entre le JRC (Joint Research Center) de la Commission ainsi que l’ESA sur l’acquisition et l’accès aux données d’observation satellitaire de notre planète bleue. Cet accord permettra d’optimiser l’accès aux données recueillies par les satellites. Enfin de bonnes nouvelles...