28 septembre 2006

Sommet sud-européen ce vendredi à Madrid

C'est une Espagne submergée par les immigrants clandestins qui accueille ce vendredi les ministres européens de l'Intérieur et des Affaires étrangères des huit pays du sud de l'Europe

Ils vont, lors d'une réunion à Madrid, réfléchir à un blindage de la frontière méridionale de l'Union. L'Espagne doit y présenter un modèle européen de contrôle de ses frontières sud. Ce jeudi le Parlement européen a adopté une résolution qui cristallise parfaitement l'ambiguïté et la division des Européens face à la problématique de l'immigration. Le texte, en effet, s'il regrette que les questions de l'immigration ne soient pas soumises au principe de la majorité qualifiée, ne demande pas pour autant que celui de l'unanimité soit abandonné. Jusqu'à présent la seule action concrète de l'Union a été la création de Frontex, agence de contrôle des frontières, qui n'est opérationnelle pour l'instant qu'au large des côtes du Sénégal. Les eurodéputés ont aussi demandé que soit proposée par la Commission la création d'un fonds d'urgence. Nicolas Sarkozy, ministre français de l'Intérieur, qui se trouvait samedi dernier au Sénégal, pour signer un accord sur l'"immigration concertée", devrait proposer ce vendredi aux Européens d'interdire à l'avenir toute régularisation massive. Des régularisations pour lesquelles il avait vertement critiqué l'Espagne il y a trois semaines... La réponse - cinglante - du premier ministre espagnol est venue ce jeudi : Jose Luis Zapatero a déclaré que l'Espagne n'avait pas de leçons à recevoir de la France, surtout après la crise des banlieues de novembre dernier.

13 septembre 2006

L’Union européenne octroie au Mali, plus de 1,3 milliard pour le Programme d’appui à la sécurité alimentaire

Jeudi, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, la cérémonie de signature d’une convention de plus de 1,3 milliard Fcfa pour la sécurité alimentaire, a eu lieu entre le Mali et l’Union Européenne (UE) Le document a été paraphé côté malien, par le ministre Moctar Ouane et côté Union Européenne, par le chef de la Délégation de la Commission européenne au Mali, Mme Irène Horejs.

Pour un bref rappel, en 2004, suite au déficit pluviométrique et l’invasion acridienne qu’avait connus le Mali, une crise alimentaire était apparue en 2005, dans certaines parties du pays.

C’est ainsi, que le gouvernement malien, avait lancé un appel à l’aide à la Commission de l’Union européenne (UE).

L’UE, afin de venir au secours des populations en situation difficile, avait alors, octroyé au Mali, une enveloppe d’environ 6,5 milliards FCFA, destinée à financer la Stratégie nationale de sécurité alimentaire que le gouvernement malien avait élaborée.

Ainsi, par la signature de cette nouvelle convention, l’engagement de l’Union européenne auprès de notre pays, se poursuit en la matière et le Programme d’appui à la sécurité alimentaire (Pasa) qui va bénéficier de cette enveloppe supplémentaire.

Cette nouvelle convention, selon Mme Horejs, correspond à un deuxième avenant au "Document stratégie pays" et au Programme indicatif national.
Il vient surtout renforcer une enveloppe B attribuée au Mali sur le 9ème Fonds européen du développement (FED).

Annonce a été faite par Mme Horejs, que le Pasa II qui est en cours d’élaboration, va bénéficier d’un financement de plus de 2,6 milliards Fcfa.

Destiné à prévenir l’insécurité alimentaire grâce au renforcement du dispositif national de prévention et de gestion des crises alimentaires conjoncturelles, le Pasa II, va appuyer les actions confiées aux ONG pour la réduction de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle dans les zones les plus exposées.

De même, l’UE va octroyer environ 1,9 milliards Fcfa au Pasa III, et l’exécution de cette phase sera confiée aux ONG qui seront choisies par appel à propositions, a précisé le responsable de la délégation de l’UE.

Tout en saluant la qualité de l’aide de l’Union européenne en faveur de notre pays, le ministre Ouane, s’est réjoui de la pertinence de la programmation que le Mali et la Commission européenne ont conjointement arrêtée, permettant ainsi, à travers les revues annuelles, de prendre en compte les besoins nouveaux.

A la suite de la signature de la convention, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et le chef de la Délégation de l’Union européenne ont animé une conférence de presse.

Présentation du rapport annuel 2005 de la coopération entre l’UE et le Mali a eu lieu.

Dans le document, se trouve, le bilan des actions menées en 2005. Il comprend trois parties :
La première a trait à l’aide extérieure de la Commission européenne, la deuxième est consacrée au partenariat entre le Mali et la Commission et quant à la troisième partie, elle, dresse le bilan de l’exécution des programmes par domaine d’intervention.

Comme impact de l’aide de l’UE sur la vie des Maliens et sur la pertinence des secteurs ciblés, le ministre Ouane, a expliqué, que cette aide, touchait des secteurs dits de concentration et que les résultats parlaient d’eux-mêmes.
Cette aide, a expliqué le ministre, a permis au Mali, de réaliser nombre d’actions de développement, surtout le désenclavement intérieur et extérieur du pays, l’UE appuie également la décentralisation et le cadre macro-économique.

28 août 2006

L'Europe joue sa crédibilité politique et militaire au Liban

 
La moitié au moins du nouveau dispositif militaire de l'ONU sera fournie par l'Union européenne. Une initiative audacieuse mais risquée pour les 25, qui aspirent à compter sur la scène internationale.

Plus de 7.000 soldats fournis par neuf pays européens, dont la France qui a finalement accepté de diriger le dispositif, auxquels viendront s'ajouter diverses contributions militaires apportées par d'autres États du Vieux Continent, vont constituer la " colonne vertébrale " de la Finul II, la force intérimaire " renforcée " des Nations unies qui doit être déployée au Liban en vertu de la résolution 1701 du Conseil de sécurité. C'est autour de ce " noyau dur ", sur lequel se sont engagés les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne (UE), le 25 août à Bruxelles, que le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, espère pouvoir mettre en place rapidement une " force crédible " sous commandement français jusqu'au 3 février, avant de passer le relais à l'Italie.

Seul l'avenir dira si, par cette première démarche collective d'une telle ampleur et par cet engagement majeur dans une opération à hauts risques militaires et politiques, les Vingt-Cinq ont enfin réussi à faire de l'UE un acteur de poids sur la scène internationale. Les Européens n'ont certes pas été absents jusqu'ici au Moyen-Orient. Ni militairement, puisque des contingents de plusieurs États membres participaient à la Finul.

Ni politiquement, car bien des avancées dans la région leur sont dues, comme la création du Quartet, où ils se retrouvent aux côtés de l'ONU, des Américains et des Russes, la " feuille de route " qui définit les étapes d'une résolution pacifique du conflit israélo-palestinien et, surtout, l'acceptation par Tel-Aviv et Washington de la création, au terme de ce processus, d'un État palestinien aux côtés d'Israël.

"Opportunité historique." C'est, en revanche, la première fois que les Vingt-Cinq ne partent pas en ordre dispersé et saisissent l'opportunité de donner une dimension résolument " européenne " à une telle initiative. " L'Union européenne est en train de prouver qu'elle devient une union politique ", a ainsi commenté le ministre Philippe Douste-Blazy. Si l'Union se montre effectivement " à la hauteur des attentes ", comme l'a estimé son collègue finlandais et président du Conseil, Erkki Tuomioja, reste pour nombre d'experts le risque très sérieux, dans cette poudrière libanaise, que ce que l'Espagnol Miguel Angel Moratinossi qualifie d'" opportunité historique " puisse tourner au fiasco. Surtout, estiment ces spécialistes, si les Vingt-Cinq se cantonnent dans cette fonction périlleuse de " gardiens de la paix " onusiens au lieu de s'appuyer sur cet engagement fort pour développer une action diplomatique résolue qui fasse prévaloir leurs vues sur une paix durable dans la région.

Les Italiens seront les plus nombreuxParmi les plus importantes contributions, l'Italie arrive en tête avec de 2.000 à 3.000 hommes, suivie par la France qui en a prévu 2.000. L'Espagne en mobilisera de 1.000 à 1.200. Puis viennent la Pologne (jusqu'à 500 hommes), la Belgique (300 puis 400), la Finlande (250), la Suède et la Norvège. Le Royaume-Uni compte envoyer des unités " spécialisées " et assurera une couverture aérienne (2 Hawaks, 6 Jaguar). La Grèce mise sur ses forces spéciales et le Luxembourg sur ses unités de déminage. D'autres contributions sont prévues de l'Allemagne, du Royaume-Uni, du Danemark, de la Grèce et de la Norvège.

21 juin 2006

L'UE et les Etats-Unis font assaut d'amabilités au sommet

L'Union européenne et les Etats-Unis ont fait assaut d'amabilités mercredi à Vienne, survolant les dossiers qui les divisent au nom de l'importance de leur coopération, notamment dans le domaine commercial.

medium_image_22221558_192_144.jpgGeorge Bush a rencontré dans la capitale autrichienne le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le chancelier autrichien Wolfgang Schüssel, qui tient les rênes de l'UE jusqu'à la fin du mois pour un sommet UE-Etats-Unis.

"Même si nous avons des approches divergentes sur certains dossiers, cela ne devrait jamais éclipser notre coopération", a souligné Schüssel, avant que Bush n'ajoute: "J'ai toujours pensé que quand les Etats-Unis et l'Union européenne travaillent ensemble, ils peuvent accomplir de grandes choses".

Le dossier le plus médiatisé du moment était celui du camp de Guantanamo ouvert en janvier 2002 pour les "combattants ennemis" de "la guerre contre le terrorisme dans le monde", où ils sont détenus sans procès, parfois depuis des années.

Mandaté par ses pairs européens, Schüssel a demandé la fermeture du camp où trois détenus se sont suicidés la semaine dernière, provoquant une vague d'indignation dans le monde.

"Nous plaidons pour la fermeture de Guantanamo", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse commune avec ses deux hôtes. "Nous ne pouvons être victorieux dans la guerre contre le terrorisme si nous abandonnons nos valeurs".

Bush a désamorcé la tension en affirmant qu'il voulait effectivement fermer ce centre qui accueille 460 personnes.

"Je comprends leurs préoccupations", a-t-il expliqué en précisant qu'il voulait "en finir avec Guantanamo".

"SIGNAL CLAIR" SUR GUANTANAMO

Pour une série de détenus, "notre désir est de les renvoyer chez eux" où ils seront jugés le cas échéant par les tribunaux locaux et d'autres seront jugés par les tribunaux américains pour éviter qu'ils ne fassent "du mal".

Schüssel s'est montré satisfait de cette réponse.

"Nous avons eu un signal clair, un engagement clair des Etats-Unis", a-t-il déclaré, compréhensif, aux côtés de Bush.

"Nous devons comprendre ce que le 11 septembre signifie pour les Etats-Unis : c'était un choc", a ajouté le chancelier.

Le sommet s'est donc soldé par une énumération de dossiers sur lesquels des accords et des désaccords existent.

Sur le dossier nucléaire iranien, l'entente est parfaite.

Téhéran doit saisir l'offre qui lui a été faite par la communauté internationale pour développer la production d'énergie nucléaire en échange d'un renoncement à son programme d'enrichissement de l'uranium, ont-ils dit de concert.

Schüssel et Bush ont dans le même souffle estimé que la date annoncée mercredi par les autorités iraniennes pour leur réponse, le 22 août, était beaucoup trop éloignée.

Cela semble "vraiment beaucoup de temps", a lancé Bush tandis que Schüssel intervenait dans le même sens : "le temps est limité et nous ne devrions pas jouer avec le temps".

Sur un autre plan, la coopération sur l'énergie a été hissée au niveau stratégique, notamment pour trouver des énergies alternatives et développer de nouvelles technologies.

En matière d'environnement, l'Europe se réjouit de voir que les Américains ont accepté que les mots "changement climatique" figurent dans le communiqué final du sommet, un terme qui était jusqu'à présent tabou pour l'administration américaine.

ACCORD SUR LA CONTREFAÇON

Mais il n'est toujours pas question de parler du protocole de Kyoto sur la limitation des gaz à effet de serre et encore moins de réduire la consommation de pétrole par les Américains, qui s'élève à 40% de celle du monde entier.

Les deux rives de l'Atlantique ont également décidé d'unir leurs efforts pour lutter contre la contrefaçon de leurs produits, la Chine et la Russie étant pointées du doigt.

Un accord qui permettra de tripler les échanges d'étudiants et de professeurs a par ailleurs été signé.

Les divergences restent entières sur d'autres dossiers.

On devrait le constater dès la fin du mois à la réunion ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Les négociations patinent toujours autant et Washington demande des concessions européennes dans l'agriculture.

"Mon opinion est que nous ne pouvons laisser ce cycle (de négociations" échouer", a souligné Bush, sans précision.

L'UE a aussi insisté pour que les Etats-Unis lèvent les restrictions imposées à ses nouveaux pays en matière de visas pour des raisons de sécurité: aucun progrès n'a été réalisé sur ce front, malgré les promesses de l'administration américaine.

Enfin, l'inquiétude règne sur le plan des investissements après que les Etats-Unis eurent refusé de céder la gestion de certaines de leurs infrastructures portuaires à Dubaï Ports, mais le président américain ne l'a pas dissipée.

Benita Ferrero-Waldner, messagère de l'Union européenne en Israël

medium_190606-europa-eumideast.jpgLa commissaire aux Relations extérieures est venue présenter à la ministre israélienne des Affaires étrangères le mécanisme d'aide aux Palestiniens. Des aides que Bruxelles espère commencer à débloquer dès la fin de cette semaine. La Commission va y consacrer 102 millions d'euros et souhaite qu'Israël transite par ce mécanisme pour transférer aux Palestiniens les recettes fiscales qui ne leur sont plus reversées depuis février.

Tzipi Livni s'est gardé de répondre à cette requête. En revanche, la ministre israélienne a défendu les initiatives pour promouvoir une solution basée sur le principe de deux Etats coexistants. Une allusion au plan unilatéral de l'Etat hébreu qui doit fixer les frontières d'Israël en Cisjordanie.

De son côté, le premier ministre palestinien fait face à la colère des siens, privés du soutien financier des Occidentaux depuis la victoire du Hamas aux législatives.

"Nous comprenons les besoins de notre peuple, et nous appelons le monde entier, l'administration américaine, les Européens, les Arabes et les Musulmans à soutenir le peuple palestinien."

Impayés depuis quatre mois, les fonctionnaires palestiniens ont commencé à recevoir des avances sur salaires. Mais les Européens excluant depuis avril toute aide directe à l'Autorité palestinienne, le gouvernement s'est tourné vers ses partenaires arabes pour collecter ces fonds. L'argent transitant par le nouveau mécanisme international servira uniquement à régler les factures d'électricité, de pétrole et d'eau, à répondre aux besoins les plus urgents dans le secteur de la santé et à mettre en place des allocations pour les plus nécessiteux.

26 mai 2006

Poutine promet de simplifier les visas pour les Européens

 
RUSSIE Il aura fallu cinq ans de négociations pour faciliter la circulation des personnes et limiter l'immigration clandestine.

 

UNE «DISCUSSION franche et intense». C'est par cet euphémisme diplomatique, qui caractérise les désaccords, que Wolfgang Schüssel, le chancelier autrichien, président en exercice de l'Union européenne (UE), a qualifié le sommet Europe-Russie qui s'est déroulé hier à Sotchi, sur les bords ensoleillés de la mer Noire. Comme attendu (nos éditions d'hier), aucun accord n'a été atteint sur le sujet «crucial» de la sécurité énergétique. Selon un diplomate autrichien, «l'atmosphère n'était pas détendue» dès que l'énergie était abordée.

 
medium_barroso_172.jpgLe président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a affirmé que sur le dossier énergétique, les deux parties, qui se retrouvaient pour la 17e fois au sommet, partagent les grands principes de «transparence», «réciprocité» et «règles du marché». Une fois dépassées les déclarations d'intention, le dossier coince sur les mesures concrètes. «Si nos partenaires veulent une politique absolument libérale (...) avec l'accès au Saint des saints de notre économie (...), a martelé Vladimir Poutine, que recevrons-nous en échange ? Il nous faut une récompense adéquate.» En clair, un accès aux réseaux de distribution européens, comme l'a précisé au Figaro le ministre russe du Développement économique Guerman Gref. Parmi les autres sujets qui fâchent, le chancelier Schüssel a déclaré avoir abordé avec Vladimir Poutine les droits de l'homme et la démocratie.
 
Le «visa Schengen» à 35 euros
 
medium_2000poutine.jpgDans le cadre «subtropical» du sanatorium de Sotchi, agrémenté d'un grand parc planté de cyprès et de palmiers, qui a enchanté le chancelier autrichien, les deux parties ont tout de même signé un accord aux répercussions concrètes pour leurs ressortissants. Du moins ceux qui voyagent. Il s'agit d'accords sur les visas et la «réadmission», fruits de cinq ans de négociations, destinés à faciliter la circulation des personnes et lutter contre l'immigration clandestine. Vladimir Poutine espère que ces dispositions «entreront en vigueur avant la fin de l'année». Les procédures pour les visas de courte durée, actuellement contraignantes même pour les touristes, seront facilitées : les documents nécessaires seront simplifiés et un délai maximal de 10 jours devra être respecté pour donner l'accord. Le coût du «visa Schengen» sera de 35 euros. Il sera gratuit pour les étudiants, les handicapés ou les personnes visitant des proches.
 
La «réadmission», partie de l'accord à laquelle tenait l'Union européenne, consiste à renvoyer en Russie des émigrés clandestins russes, ou citoyens de pays tiers ayant transité par la Russie. Les personnes en situation illégale appréhendées aux frontières de l'UE et de la Russie pourraient être renvoyées en quelques jours. En revanche, pour les ressortissants de pays tiers, en provenance d'Asie centrale par exemple, une période transitoire de trois ans s'écoulera pour des raisons techniques avant l'entrée en vigueur de ces mesures. Un comité de suivi sera en principe chargé de vérifier que ces dispositions respectent les droits de l'homme.

25 mai 2006

Russie-UE: l’avenir se joue à Sotchi

RIA NOVOSTI :

medium_48462452.jpg(Mme Benita Ferrero-Waldner, commissaire européenne aux Relations extérieures et à la Politique européenne de voisinage, a accordé une interview à RIA Novosti à la veille du sommet Russie - UE de Sotchi le 25 mai)

Q. Quelles sont selon vous les principaux objectifs du sommet UE - Russie de Sotchi et qu'attend l'Union européenne de cette rencontre ?

R. A mon avis, il y a trois thèmes à débattre : premièrement, la forme ultérieure des rapports entre la Fédération de Russie et l'Union européenne. L'accord de partenariat et de coopération aura 10 ans en 2007 et le sommet se penchera sur les perspectives des rapports entre la Russie et l'UE à l'avenir.

Deuxièmement, nous réviserons au cours de ce sommet les progrès enregistrés dans la mise en place des quatre espaces communs Russie-UE, notamment, l'espace énergétique. Les évolutions de ces derniers mois nous ont convaincus de la nécessité d'approfondir notre partenariat énergétique.

Enfin, nous passerons en revue les questions internationales sur lesquelles la Russie et l'UE coopèrent, à savoir l'Iran, le Proche-Orient, ainsi que la situation dans les pays voisins de la Russie et de l'UE, dont la Biélorussie et le Caucase du Sud.

Q. En 2007, l'Accord de partenariat et de coopération entre la Russie et l'UE expire. A quel point l'adoption d'un nouveau document qui remplacera cet Accord est-elle possible et en quoi se distinguera-t-il de l'ancien ?

R. En fait, cet Accord n'expire pas en 2007, la validité de ce document cesse uniquement lorsqu'une des parties le dénonce. Tant l'UE que la Russie sont d'accord pour le rénover, pour renforcer nos rapports. Nous pouvons, j'espère, être d'accord sur le fait qu'il faut éviter un vide législatif avant la naissance d'un nouveau traité. Le sommet nous permettra de mieux comprendre sa nature. Je pense que celui-ci doit être entériné sur le plan juridique et à long terme, représenter une structure globale qui pourrait consolider nos relations à l'avenir. Celui-ci doit porter sur les quatre espaces communs qui n'existaient pas à l'époque où l'accord en vigueur a été signé, et refléter l'adhésion de la Russie à l'OMC, tout en garantissant une plus vaste intégration commerciale et économique.

Q. L'UE a-t-elle l'intention de soulever au cours de cette rencontre la question de la ratification par la Russie de la Charte énergétique et celle de l'accès des compagnies étrangères aux gazoducs russes, ainsi que le problème de la conclusion de contrats à long terme entre les compagnies russes et européennes dans la sphère énergétique ?

R. L'énergie est un élément fondamental de la coopération entre la Russie et l'UE, pour les deux partenaires. Vous êtes un important fournisseur d'énergie pour nous, et nous sommes votre plus important partenaire économique. De ce fait, le principal thème du prochain sommet sera la manière dont nous pourrions tirer un avantage maximal de cette interdépendance.

Nous avons déjà un bon canal de coopération, c'est notre Dialogue énergétique, et nous sommes prêts à aller plus loin. Mais les rapports dans cette sphère ne peuvent se développer que sur la base de la parité sur les marchés, dans les infrastructures et les investissements. Cela créera des rapports sans faille dans la sphère énergétique pour l'UE et la Russie. La transparence et l'ouverture sont la clef de la concurrence sur le marché énergétique global. Il serait bien que la Russie profite de sa présidence au G8 pour avancer vers la ratification de la Charte énergétique. Mais, avec cet accord ou sans lui, j'espère que ce sommet renforcera notre coopération entre un fournisseur fiable et un très bon consommateur.

Q. Sous quel angle de vue sera débattue la problématique internationale, entre autres, le programme nucléaire iranien et la situation autour du nouveau gouvernement palestinien, là où la Russie et l'UE ont des approches différentes ?

R. L'UE et la Russie renforcent leur coopération sur les questions internationales et nos positions se complémentent plus qu'elles ne diffèrent.

Pour ce qui est de l'Iran, nous poursuivons l'objectif commun qui consiste à éviter la naissance d'un Etat nucléaire et nous saluons le rôle constructif de la Russie dans la recherche d'une solution diplomatique à ce problème.

La Russie est un bon partenaire au Proche-Orient, au sein du "quartette" (UE, Russie, Etats-Unis, ONU) et même si nous avons des approches différentes envers les contacts avec le Hamas, nous sommes d'accord pour estimer que le Hamas doit renoncer à la violence, reconnaître Israël et s'en tenir à la "feuille de route".

De même, le sommet nous fournira une bonne occasion de débattre de la situation en Biélorussie et d'examiner les conflits gelés en Moldavie et dans le Caucase du Sud.

Q. L'Union européenne a interdit d'entrée dans l'UE le président biélorusse Alexandre Loukachenko et une trentaine d'autres hauts responsables politiques biélorusses. L'Union européenne a-t-elle l'intention de recourir à d'autres sanctions contre Minsk, notamment, saisir les comptes de M. Loukachenko et d'autres membres du gouvernement biélorusse dans les banques européennes ? L'Europe soulèvera-telle cette question lors du prochain sommet ?

R. En effet, nous avons décidé de geler les actifs du président biélorusse Alexandre Loukachenko et de 36 politiques au total, dont ceux dont nous connaissons l'implication dans le chantage et les violences lors des récentes élections et les responsables de la non-conformité du scrutin aux normes internationales. En même temps, nous confirmons notre soutien au peuple biélorusse et surtout à la société civile. Il importe que les Biélorusses comprennent que les mesures que nous prenons concernent uniquement les personnes qui, à notre avis, privent les gens de leurs droits. Nous n'entreprendrons rien qui puisse causer un préjudice au reste de la population.

Q. Quelle est l'attitude de l'Union européenne envers d'éventuels changements sur la carte politique de l'Europe, notamment, la possibilité pour le Monténégro et le Kosovo d'accéder à l'indépendance ? La question de l'indépendance du Kosovo ne risque-t-elle pas de déteindre sur le règlement des conflits en Géorgie (Abkhazie, Ossétie du Sud) et en Moldavie (Transnistrie) ? Cette question sera-t-elle débattue à Sotchi ?

R. L'UE n'a pas de position officielle sur le statut "souhaitable" du Kosovo ou du Monténégro. Si le référendum du 21 mai est reconnu honnête et libre, dans le cadre des règles prescrites, nous en respecterons les résultats. Pour ce qui est du Kosovo, la Russie et l'Union européenne approuvent la recherche d'une solution durable, dans le cadre des principes internationaux universellement admis. La Russie peut jouer un rôle important pour convaincre la Serbie de participer de manière plus constructive aux négociations sur le statut (de la province).

Toutefois, la communauté internationale estime que chaque cas est unique et qu'il ne peut être simplement comparé à d'autres situations régionales. Chaque cas pris à part est particulier et il doit être apprécié comme tel.

22 mai 2006

Le choix de l’indépendance

55,5% des électeurs monténégrins se sont prononcés en faveur de l’indépendance de la petite république, nettement au-dessus du seuil fixé par l’Union européenne. Ce résultat achève le démembrement de la Yougoslavie. On ignore si le choix des Monténégrins contribuera à la stabilisation globale de la région ou pourrait présager de nouveaux déchirements.

De notre envoyé spécial à Podgorica, RFI :

medium_montenegro_independance200.jpg« Nous avons un État ! » : le cri de joie a retenti dans Podgorica dès 22 heures, quand les premières estimations ont été connues. Aussitôt, des feux d’artifice ont éclaté dans plusieurs quartiers de la ville, tandis que la foule descendait dans les rues pour fêter la renaissance du Monténégro. La fête a aussi duré très tard à Kotor, Niksic, Bar ou Cetinje, l’ancienne capitale royale du Monténégro, indépendant jusqu’à son rattachement forcé au royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes, en 1918. Chants patriotiques et rafales de kalachnikovs se sont succédés jusque tard dans la nuit.

En fait, le suspens a duré une bonne partie de la soirée, puisque les chiffres ont oscillé entre 56,3 et 51,1% de votes favorables à l’indépendance, pour se fixer finalement à 55,5%, tandis que le taux de participation dépasse 86% des inscrits. Predrag Bulatovic, le chef de l’opposition « unioniste » conteste cependant ce résultat et réclame que l’on attende les chiffres officiels de la Commission électorale. Dimanche soir cependant, les militants unionistes sont restés chez eux, semblant accepter massivement leur défaite.

Le Premier ministre Milo Djukanovic s’est exprimé vers 2 heures du matin devant des milliers de sympathisants, réunis aux abords du siège du gouvernement. Il a salué la victoire du Monténégro « démocratique et européen », en profitant pour adresser ses félicitations à la Serbie, qui devient elle aussi indépendante, mais sans l'avoir désiré.

La sécession du Monténégro représente en effet une nouvelle étape du processus de démantèlement de la Fédération yougoslave, amorcé dès 1991. En 1992, les seules républiques de Serbie et du Monténégro avaient formé une nouvelle « mini-Yougoslavie », qui est elle-même devenue l’Union de Serbie-et-Monténégro en 2003, une sorte de confédération aux compétences communes extrêmement réduites.

Impact régional incertain

D’après les termes de la Charte de Belgrade, la Serbie sera cependant l’unique héritière légale de cette Union, mais les deux républiques vont devoir discuter des modalités exactes de leur séparation. Selon certaines sources officieuses, le Monténégro pourrait choisir de proclamer très vite son indépendance, qui nécessite cependant un vote du Parlement. La grande fête de la victoire aura lieu lundi à Cetinje où, selon les termes de Milo Djukanovic, « l’État monténégrin va renaître ».

La séparation du Monténégro ne devrait pas avoir de conséquences immédiates sur les autres dossiers chauds de la région, comme le statut du Kosovo, même si les dirigeants albanais de Pristina avaient, dimanche, les yeux braqués sur Podgorica. Elle représente cependant un coup dur pour le gouvernement serbe de Vojislav Kostunica, qui s’était ouvertement engagé en faveur du camp des unionistes monténégrins, et qui doit faire face aux pressions de Bruxelles qui exige toujours l’arrestation du général Mladic pour reprendre ses pourparlers avec Belgrade. Désormais, la Serbie apparaît plus isolée que jamais, et pourrait sombrer dans un dangereux marasme politique, alors que l’extrême droite nationaliste est créditée de plus de 35% des intentions de vote dans les sondages.

L’Union européenne peut se féliciter du déroulement du référendum monténégrin, qui n’a pas été émaillé d’incidents graves et dont les résultats devraient être finalement reconnus par tous les camps. Cependant, il est encore trop tôt pour dire si l’accession du Monténégro à l’indépendance contribuera à la stabilisation globale de la région ou pourrait présager de nouveaux déchirements.

À Cetinje, les militants de l’Alliance libérale du Monténégro, qui se sont battus dès le début des années 1990 pour l’indépendance de leur pays, sans jamais cesser de dénoncer les guerres de Croatie et de Bosnie-Herzégovine étaient cependant tout à la joie de leur victoire. « Pour la première fois de ma vie, je vais être libre. Nous avons attendu ce moment depuis 16 ans », expliquait Zorka, une enseignante de français, les larmes aux yeux.

par Jean-Arnault  Dérens

21 mai 2006

Union avec la Serbie ou indépendance : les Monténégrins votent en masse


Le Nouvel Obs :  --par Dusan Stojanovic--

PODGORICA, Serbie-et-Monténégro (AP) -- Les Monténégrins se sont rendus aux urnes en masse dimanche pour décider de leur avenir: la poursuite de l'union avec la Serbie ou l'indépendance pleine et entière. La seconde solution apporterait la touche finale à la dislocation de ce qui fut la Yougoslavie.
Dans cette République qui borde la mer Adriatique, les tensions sont fortes entre les partisans de l'indépendance et ceux de l'union avec la Serbie.
Quelque 485.000 Monténégrins étaient appelés aux urnes. D'après la Commission électorale, la participation atteignait déjà les 77% neuf heures après l'ouverture des bureaux de vote. C'est le niveau le plus élevé depuis que le Monténégro a organisé ses premières élections démocratiques dans les années 1990.
"Il y a eu quelques incidents isolés", a déclaré Marko Blagojevic du Centre de surveillance indépendant. Une bagarre aux poings a éclaté dans un bureau de vote et un électeur en colère a pris une urne et l'a jetée au sol.
Predrag Bulatovic, à la tête du bloc défendant l'union avec la Serbie, a tenté de calmer les passions. Il a appelé à penser à l'avenir de tous les Monténégrins, quelle que soit l'issue du référendum. "Le Monténégro est scindé en deux", a-t-il souligné en déposant son bulletin dans l'urne. "Après le vote, nous devons nous réconcilier et songer à l'avenir européen du Monténégro".
Le Premier ministre monténégrin Milo Djukanovic, favorable à l'indépendance, s'est dit persuadé que "nous avons une majorité claire qui conduira le Monténégro à son indépendance".
Les bureaux de vote devaient fermer à 21h (19h GMT) et les premiers résultats officiels sont attendus lundi.
Les derniers sondages indiquent une légère majorité en faveur de l'indépendance. Mais on ignore si ce choix recueillera au moins 55% des suffrages. C'est le seuil fixé par l'Union européenne pour que le Monténégro puisse se séparer de la Serbie.
Le Monténégro a été reconnu comme un Etat indépendant de 1878 à 1918. A la fin de la Première Guerre mondiale, de nombreux Monténégrins se sont opposés à l'intégration de leur pays au Royaume des Serbes, Croates et Slovènes, une période marquée par des affrontements sanglants et un conflit qui a duré jusqu'en 1925. Après la guerre 1939-1945, la Yougoslavie, une fédération de six Républiques dont le Monténégro, est devenue communiste. La fédération a volé en éclats au début des années 1990.
En 2002, malgré des relations compliquées, le Monténégro et son grand voisin serbe ont formé une union aux liens distendus: la Serbie-et-Monténégro. Union dont les jours sont peut-être comptés désormais.
Les pro-indépendance estiment que la séparation d'avec la Serbie permettra au Monténégro de développer son économie et de suivre le modèle d'Etats comme la Slovénie, qui a adhéré à l'Union européenne le 1er mai 2004.
Les partisans de l'union avec la Serbie considèrent que le Monténégro, avec seulement 620.000 habitants, est bien trop petit pour être viable tout seul. AP

18 mai 2006

L'Iran dit non aux propositions européennes

L'Express : Eva John

medium_2006-05-17t070811z_01_nootr_rtridsp_1_ofrwr-iran-nucleaire-20060517.jpgL'offre de la "troïka" européenne au sujet de l'enrichissement de l'uranium en Iran reviendrait à échanger des sucreries contre de l'or, a déclaré mercredi Mahmoud Ahmadinejad. Le président iranien a à son tour tenu à faire des propositions

Rejetant par avance les propositions que lui préparait l'Union européenne, le président iranien a à son tour annoncé des "mesures incitatives" aux Européens, afin que ceux-ci reconnaissent le droit de Téhéran à poursuivre son programme nucléaire. Les mesures discutées par les Européens portaient sur la coopération dans le nucléaire civil et le domaine économique. Il s'agissait notamment d' offrir à l'Iran un réacteur à eau légère pour encourager Téhéran à geler son programme d'enrichissement de l'uranium.
"De l'or contre des noix"
Le président Mahmoud Ahmadinejad a ridiculisé l'offre européenne mercredi, n'y voyant qu'une tentative par l'Union européenne de "prendre l'or de l'Iran" en échange "de noix et de chocolat", en traitant son pays "comme un enfant de quatre ans". "L'Iran n'acceptera ni suspension ni gel de ses activités nucléaires", a-t-il martelé. Poursuivant dans la provocation, Ahmadinejad a menacé: "Ne forcez pas les gouvernements et les nations signataires du Traité de non-prolifération nucléaire à s'en retirer." Par ailleurs, l'Iran a à son tour tenu à proposer des "mesures économiques incitatives aux Européens", "pour obtenir nos droits", rapportait mercredi un porte-parole de la diplomatie iranienne, Hamid Reza Assefi.  "Les mesures incitatives évoquées par les Européens ne remplacent pas nos droits (en matière nucléaire), ils doivent reconnaître nos droits", a-t-il ajouté.
"Nous vous avons fait confiance il y a trois ans et avons accepté la suspension mais, malheureusement, ça a été une expérience amère dans l'histoire de l'Iran. Nous ne nous laisserons pas mordre deux fois par le même serpent", a souligné Ahmadinejad. En 2003, l'Iran avait effectivement suspendu l'enrichissement de son uranium pour prouver à l'Union européenne sa bonne volonté. Mais les pourparlers avec celle-ci n'ont pas abouti, les Etats-Unis ont commencé à se prononcer pour des menaces de sanctions, et en août dernier, l'Iran a finalement recommencé à enrichir de l'uranium.

"Pas de commentaire"
En guise de réponse, la France a souligné par l'intermédiaire d'un porte-parole mercredi que des propositions sur le nucléaire iranien étaient "en cours d'examen" et seraient présentées "le moment venu", affirmant n'avoir par ailleurs "pas de commentaire à faire" sur les dernières déclarations du président iranien. Le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, a pour sa part dit espérer que les mesures incitatives de l'UE feraient avancer le dossier quand les parties auraient repris le débat. A Moscou, le ministre russe des Affaires étrangères Sergeï Lavrov a déclaré qu'il comptait sur une réaction "constructive" de Téhéran aux futures propositions de la troïka, voyant en elles "la seule manière de résoudre cette situation".

L'Iran construit à Arak un réacteur nucléaire à eau lourde malgré l'opposition des pays occidentaux, qui craignent que les résidus de plutonium qu'il dégagera ne servent à fabriquer des ogives nucléaires. Selon des experts de l'énergie nucléaire, il est plus difficile de fabriquer des armes atomiques avec des réacteurs à eau légère qu'avec des réacteurs à eau lourde. C'est en 2005 que la troïka avait pour la première fois proposé à l'Iran des infrastructures à eau légère, au bout de deux ans de négociations. A l'époque, Téhéran avait estimé que les mesures incitatives étaient insuffisamment détaillées. Selon des diplomates européens, la nouvelle offre de la troïka sera plus concrète, notamment parce que cette dernière se sait soutenue par Washington.

La réunion qui devait réunir vendredi à Londres les Européens, les Etats-Unis, la Chine et la Russie a été reportée d'une dizaine de jours, pour "permettre une préparation plus détaillée des propositions de l'UE-3 (France, Grande-Bretagne, Allemagne) à l'Iran", a annoncé le Foreign Office. D'autre part, un haut responsable du département d'Etat américain, Nicholas Burns, a laissé entendre que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l'Allemagne pourraient se réunir la semaine prochaine.

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